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Entrepreneur-né

Infopresse propose des portraits de jeunes professionnels de l'industrie à surveiller: cette semaine, focus sur Jacob Guite-St-Pierre, 25 ans, directeur technologique de TP1.

«Il n'y avait aucun professeur d'informatique à mon école secondaire. En fait, c'est avec internet que j'ai appris à programmer. Dans mes temps libres, j'aidais l'enseignant de géographie à s'occuper du laboratoire et à monter des petits cours», explique Jacob Guite-St-Pierre. Diplômé en multimédia du Cégep de Trois-Rivières et en sciences informatiques du Cégep John Abbott, pendant lesquels il est devenu contributeur pour la plateforme WordPress et a réalisé des contrats web à la pige, c'est à Concordia qu'il planifiait continuer son apprentissage. Pourtant inscrit, tout a basculé à la rentrée. «Je suis tombé amoureux d'une Américaine en vacances à Montréal et, force du coup de foudre, je suis rentré avec elle à New York. Comme je n'avais ni boulot ni visa de travail, mais de bonnes connaissances en web, j'ai réussi à fonder avec un ami d'enfance Jacob & Éric, une boîte de design, de développement technique et de stratégie web qui me permettait de vivre là-bas tout en facturant au Canada.» L'expérience a vite porté ses fruits. D'une équipe de deux, l'entreprise, qui préconisait le mode contractuel, a bientôt pu compter sur plus de 20 collaborateurs. «Je n'avais pas le profil scolaire pour obtenir un poste de haut niveau. Alors, j'ai misé sur l'expérience concrète. Mon plan était donc de diriger ma société pendant cinq ans pour bâtir ma réputation.» Bien qu'il l'ait vendue à la moitié de ce plan quinquennal, une fois rentré au Québec à la suite d'une rupture avec sa flamme new-yorkaise, sa stratégie s'est avérée la bonne. À peine redevenu sans emploi, il s'est vu offrir le poste de directeur technologie de TP1. «Je les connaissais pour avoir travaillé avec eux, et j'adorais l'équipe. Mais ce qui m'a convaincu de faire le saut a été qu'on m'engageait pour mes connaissances techniques, mais aussi pour ma fibre entrepreneuriale. Dès le départ, le mot d'ordre a été le suivant: tu es avec nous pour bâtir!»

Retrouvez ce portrait dans l'édition du magazine Infopresse actuellement en kiosque.

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