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BBM : données sur les enregistreurs numériques

Jean-François Bourdeau de Touché! PHD analyse les données radio BBM sur l'état de l'enregistreur numérique personnel (ENP) dans les foyers canadiens.

« Ce rapport retrace les habitudes d'écoute télé des foyers ayant accès à la technologie. L'ENP permet d'enregistrer tout contenu télévisuel afin de le regarder au moment opportun. Il pourrait rapidement devenir le principal cauchemar des annonceurs, puisque le téléspectateur a le pouvoir de passer outre les pauses publicitaires. Qu'en est-il réellement? Voici les principaux constats de l'étude :

- En date de décembre, 31 % des foyers canadiens étaient dotés d'un ENP. C'est une hausse fulgurante si l'on considère que ce taux était à 2 % en janvier 2005. Les écarts sont énormes selon les marchés. Ainsi, dans l'ouest du pays, l'ENP est présent dans un foyer sur deux, comparativement à 24 % dans la région de Montréal.

- Posséder un ENP ne signifie pas que toute l'écoute télé s'effectue par la technologie. En effet, les propriétaires de la technologie regardent encore la grande majorité de leurs contenus télévisés au moment où ils sont diffusés. L'écoute en direct représente toujours 88% de la consommation de contenus télévisuels dans les foyers munis d'un ENP et 95 % de l'écoute des foyers canadiens. Les pertes d'auditoires « commerciaux » demeurent donc encore gérables.

- 82 % du contenu enregistré est regardé au cours des trois premiers jours suivant la diffusion linéaire (et 46 % lors de la journée même). Rappelons que BBM accorde sept jours aux membres de son panel afin de les comptabiliser parmi les auditoires officiels des émissions et des stations de télévision. Sur ce plan, les pertes d'auditoires liées à une écoute trop tardive du contenu enregistré sont presque inexistantes.

- L'heure de pointe de l'ENP se situe de 20 h à 22 h, ce qui correspond à la pointe d'écoute télé. À ces heures, de 10 % à 13 % des Canadiens enregistrent une émission pour en regarder une autre en direct. Une présence publicitaire sur plusieurs stations lors de cette période permet de réduire l'évitement.

À la lumière de ces résultats, il n'y a pas lieu de quitter en catastrophe le navire de la télévision. Mais puisque les habitudes de consommation média et d'utilisation de l'ENP changent rapidement, nous nous faisons un devoir de suivre attentivement le comportement télévisuel des Canadiens. »

Source : BBM, « Playback & PVR Use in the Canadian Marketplace », janvier 2012

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