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L'ombudsman de Montréal en mode 2.0

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Bernard Motulsky, titulaire de la Chaire de relations publiques et communications marketing de l'Uqam, commente cette décision pour Infopresse.

Dans ses efforts pour atteindre un maximum de citoyens, l'ombudsman de Montréal lance un site web, un blogue, une page Facebook et un compte Twitter. L'initiative vise à mieux faire comprendre aux citoyens ce que fait l'ombudsman au quotidien en fonction de ses pouvoirs ainsi que des limites qui balisent ses interventions.

« Depuis mon entrée en poste, mon plus grand défi a toujours été de faire connaître l'existence et l'efficacité de notre bureau : les médias sociaux se sont donc imposés comme des outils incontournables d'interaction directe », explique l'ombudsman Johanne Savard dans un premier billet de blogue intitulé L'Ombudsman de Montréal sur les médias sociaux : pourquoi? 

« C'est une initiative louable, estime Bernard Motulsky. Le gros défi pour des organisations comme l'ombudsman est de se faire connaître. Ce n'est pas tous les jours qu'on fait appel à lui et, quand c'est le cas, c'est normalement lorsqu'on éprouve un problème sérieux. Il y a donc un déficit de notoriété autour duquel il est nécessaire de travailler, puisqu'il faut savoir le trouver au besoin. Par ailleurs, l'ombudsman n'a normalement pas de pouvoir autre que de conviction morale. Exposer et discuter d'un problème qui touche non seulement un citoyen, mais la communauté web arrive comme un autre outil d'influence sur les administrations. Je ne crois pas qu'un gestionnaire aimerait se faire pointer du doigt sur le web. Le défi sera de bien faire la démarcation entre ce qui est du domaine public et ce qui relève de l'enquête et du processus privé. Cela dit, il n'existe pas de recette écrite, et, ce qu'il y a d'intéressant avec cette initiative, c'est que ce sera une façon d'expérimenter pour voir ce qu'on peut faire et ne pas faire. »

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