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Retour sur les 20 ans de Cart1er

Benoît Cartier

Infopresse s'entretient avec Benoît Cartier, fondateur de Cart1er, au sujet de l'évolution de son agence.

Dans quel contexte Cart1er a-t-elle été fondée au début des années 90?
Après quelques années dans l'industrie, j'ai décidé de me lancer à mon compte. Étant "insécure" de nature, et comme j'étais reconnu dans le domaine de la promotion, j'ai décidé d'appeler l'agence Cartier Promotion Marketing. Les premières années, j'étais seul et je faisais de la consultation en agence, mais aussi directement chez mes clients. Dans l'industrie, à cette époque, il y avait beaucoup de gros joueurs, mais peu faisaient de la promotion qui respectait l'image de marque. J'ai donc pu m'installer dans ce créneau et prendre ma place.

Comment êtes-vous passé d'une agence de consultation en promotion, à une agence de communication intégrée?
Quand les affaires ont bien démarré, j'ai décidé de déménager dans les bureaux de 2+2, à l'époque parmi les boîtes de création graphique les mieux installées. 2+2 travaillait pour d'autres agences en graphisme, mais était également une agence de communication. Le propriétaire, Jacques Delisle, avait travaillé en création notamment pour certaines campagnes d'Air Canada. Donc, à l'interne, je bénéficiais de bonnes ressources en communication. À mesure que les choses ont avancé, j'ai engagé des gens et j'ai fini par acheter le studio.

Y-a-t-il eu un moment-clé dans l'évolution de l'agence?
En 2003, nous avons décidé de développer le volet publicité. J'étais fatigué de l'étiquette péjorative "promo", et j'ai pris le pari de devenir l'une des meilleures agences de communication gouvernementale au Québec, ce qui était loin d'être gagné d'avance. Le premier mandat a été pour l'Agence métropolitaine de transport, ce qui nous a permis d'augmenter notre notoriété, et ensuite, les communications de Recycle-Québec. Mais ce qui a vraiment surpris tout le monde, c'est quand nous avons gagné le volet jeunesse du compte du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) devant de plus grosses agences. Depuis, nous avons été vraiment en mesure de développer notre produit.

Une anecdote à retenir?
Pour le compte du MSSS, je me demandais comment convaincre le ministère de me donner le mandat de la communication aux jeunes, alors que mon directeur de création avait 63 ans. Quelques années auparavant, Cart1er avait eu la chance d'avoir à la réception l'actrice Mariloup Wolfe, qui commençait dans une émission jeunesse. Je l'ai donc rappelée et lui ai demandé si elle voulait présenter avec nous. Elle a accepté, mais a condition qu'elle réalise les messages télé. Ce que j'ai accepté, même si elle n'avait pas beaucoup d'expérience et qu'il s'agissait d'un compte majeur. Ces messages ont connu du succès et lui ont donné confiance. Une autre belle histoire, récemment, est la nomination de Marie-Hélène Trépanier à la direction de l'agence. Ces deux exemples illustrent bien l'une des forces de notre agence, soit faire confiance aux gens.

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