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La télévision sociale connaît la musique

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Laurent Maisonnave, fondateur de Seevibes, un outil de mesure et d'analyse de l'auditoire des émissions de télévision sur les médias sociaux, aborde, cette semaine, la stratégie de MusiquePlus.

Avec l'abondance de chaînes de télé et la multiplicité des écrans (ordinateur, téléphone intelligent et tablettes), le public ne sait plus où donner de la tête. La fragmentation de l'auditoire n'est pas une nouveauté. D'ailleurs, les chaînes spécialisées n'étaient qu'un élément accélérateur de ce phénomène, qui fait qu'à l'avenir, il sera difficile de battre les records de cotes d'écoute.

L'avantage d'une chaîne spécialisée est qu'elle va capter une population ciblée, voire particulièrement nichée. C'est un réel bénéfice pour les marques qui veulent exposer leurs annonces auprès d'un auditoire très précis.

Comme il ne peut atteindre des cotes himalayennes, le télédiffuseur doit relever le défi d'augmenter la valeur unitaire de ses téléspectateurs. C'est à ce moment que la valorisation de l'auditoire social de la télé entre en jeu, car un public engagé a beaucoup de valeur pour des annonceurs dont les budgets consacrés aux médias sociaux explosent.

Une étude britannique démontre que 72 % des moins de 25 ans commentent sur les médias sociaux les émissions qu'ils regardent à la télévision. Le trouble de l'attention des jeunes constitue finalement une bonne nouvelle, car il prouve qu'ils n'ont jamais été aussi engagés avec la télé.

À la lumière de ces chiffres, il n'est pas étonnant de voir les résultats obtenus par MusiquePlus sur les médias sociaux. La chaîne musicale d'Astral compte plus de 100 000 personnes qui interagissent avec elle sur Facebook. Ce n'est pas loin de représenter l'ensemble de son auditoire télévisuel.

MusiquePlus a mis les moyens de ses ambitions pour s'assurer de l'engagement de son public jeune et branché sur des émissions qui poussent à l'interaction, comme Déclic, M. Net et Palmarès. La stratégie se décline sur Twitter, autour de mots-clics conçus pour suivre la discussion sur la majorité des émissions (#MNetMP, #PalmaresMP, #Declic #SteCath, etc.), puis sur Facebook, avec des pages pour presque toutes les productions originales de la chaîne. L'une des conséquences les plus frappantes des médias sociaux est de ramener la télé de rendez-vous pour les chaînes spécialisées.

Le succès auprès d'un public jeune ne veut pas dire qu'ils sont les seuls à être réceptifs quand la télé les interpelle. Sur les médias sociaux, l'on retrouve des communautés actives autour de tous les types d'émissions, qu'elles parlent de pêche, cuisine, actualité ou savon. Les téléspectateurs sont maintenant comme leur appareil de télévision, il suffit d'appuyer sur un bouton pour les allumer.

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