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À l'origine d'un monde humain

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Zak Mroueh et Mark Sherman reviennent sur le lancement à l'échelle canadienne de leur projet sociétal.

"L'idée est venue d'une observation simple: un collectif d'individus peut créer quelque chose de vraiment extraordinaire, explique d'entrée de jeu Mark Sherman, président exécutif de Média Experts. Imaginez donc ce que peuvent faire plusieurs collectifs provenant de différents horizons du domaine des communications et des médias. Les possibilités sont infinies. L'objectif de notre industrie est de changer les habitudes. Alors, pourquoi ne pas utiliser ce bassin de talents pour influencer les gens à poser une bonne action?"

Mark Sherman a donc contacté son ami Zak Mroueh, président et directeur créatif de Zulu Alpha Kilo. "J'ai fondé Zulu avec comme principe que le monde a besoin de plus de créativité. Ainsi, chaque année, l'agence s'engage dans une bonne cause, justement pour changer la société. Quand j'ai reçu l'appel de Mark pour créer un projet qui allait transformer l'industrie en collectivité, j'ai tout de suite embarqué."

L'initiative "Pour un monde humain" est née en décembre 2010. Son but était d'inspirer les gens à être gentils les uns envers les autres, puis à les pousser à lancer le mouvement dans leur cercle d'amis. Tout le monde peut y participer, car il s'agit de faire une bonne action autour de soi. "La clé du mouvement réside dans la simplicité des gestes, explique Zak Mroueh. Nous voulions effectuer une sorte de retour à la galanterie. Il est intéressant de voir comment une action aussi anodine que tenir la porte à quelqu'un peut procurer beaucoup de bien."

Une campagne a été ensuite orchestrée par Zulu Alpha Kilo et Média Experts avec l'aide de plusieurs médias, propriété médias et acteurs du milieu, dont Pirate Radio & TV (Terry O'Reilly), Radke Films et Maverick PR. "Nous avons été très surpris par l'enthousiasme avec lequel les gens nous ont reçus, indique Mark Sherman. Travailler pour une campagne sans budget représente également un exercice créatif très inspirant.'' Zak Mroueh ajoute: "Pour le branding, le design et la création, nous avons abordé l'opération comme toutes les autres en nous demandant si les gens en avaient vraiment besoin. Mark et moi avons été de très durs clients. Je dois avouer aussi que c'est l'initiative qui a demandé à l'agence le plus d'efforts, tant il y avait de pièces et parce que chaque message devait être différent." Ces messages se déclinent en pleines pages dans les quotidiens, en affichage, en pubs radio, en ligne, sur les médias sociaux ainsi qu'en guérilla marketing et avec une application mobile. Les deux hommes assurent que tant les créatifs que les partenaires médias ont contribué bénévolement en temps et espace média.

Martin Bélanger, pigiste à l'époque, maintenant chef de groupe à la création de Bos, a signé les pièces en français, dont un message radio avec Marc Labrèche. "Dans la morosité ambiante de notre ville, avec toutes les contrariétés que notre quotidien montréalais nous afflige, c'est une initiative qui arrive à point. On ne peut pas réparer le pont Champlain, mais on peut soigner ses rapports aux autres, et être plus humain. Tout le monde y gagne!", dit-il.

Zak Mroueh termine: "Dès le début, nous avons cru qu'elle connaîtrait du succès, car elle est différente de nos offensives habituelles et plus commerciales. D'ailleurs, nous ne voulions pas faire de relations de presse, ce n'est qu'après la diffusion des messages que des personnes ont demandé qui étaient derrière l'initiative. Nous avons donc dû répondre. En espérant, un peu comme le Tap Water Project, que les gens s'approprient l'idée et qu'elle fasse le tour du monde pour le rendre meilleur. Pourquoi pas?"

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