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Rock & Social: payer selon le succès d'une campagne

Octavian Mihai, coprésident et stratège senior de Rock & Social

Rock & Social, une agence montréalaise qui se consacre aux médias sociaux, a été l'une des 12 candidates retenues dans le cadre du concours Make the Stage at the Internet Week de New York. Choisie parmi 242 candidatures, elle a pu présenter son modèle d'affaires devant des experts du milieu. En marge de cet événement, Infopresse s'est entretenu avec Octavian Mihai, cofondateur de Rock & Social.

D'où est venue l'idée de Rock & Social?
L'idée nous est venue l'an dernier, alors que mon partenaire, Mickaël Artaut, et moi assistions justement à l'événement Internet Week. Nous avons constaté qu'il y avait très peu d'agences spécialisées en médias sociaux et qu'il y avait donc une occasion à saisir. Comme point de départ, nous nous sommes dotés de quatre principes fondateurs. Premièrement, nous allions nous consacrer uniquement aux médias sociaux, que ce soit au chapitre des stratégies, des opérations et du développement d'applications. Deuxièmement, nous voulions d'emblée développer une vision globale, c'est-à-dire attaquer de front des marchés internationaux en dépit du fait que nous étions une petite entreprise. Nous avons, à cet égard, déjà trouvé pied à terre à Guadalajara, à New York et à Paris en plus de notre bureau de Montréal. Ensuite, nous désirions travailler avec des clients qui nous plaisaient. Finalement, nous souhaitions un modèle d'affaire innovateur qui allait nous différencier de la compétition. Nous avons donc élaboré le concept de Pay-per-success, présenté la semaine dernière à New York.

Qu'est-ce que le Pay-per-success?
Il s'agit d'un modèle d'affaires qui arrime la rémunération aux résultats. Nous analysons a priori avec le client ses besoins. Nous observons les pistes de solutions et, en regard des intérêts en présence, nous identifions des indicateurs de performance. Selon ces derniers et notre analyse contextualisée du marché, nous mettons de l'avant des objectifs que nous croyons atteignables à l'intérieur du temps et du budget prévu. Par exemple, l'obtention d'un certain nombre de "followers" sur Twitter ou de fans sur Facebook avec tel ou tel autre taux d'engagement. Ainsi, le client devra seulement payer advenant l'atteinte des objectifs. Si le taux de succès est de 40%, il paiera 40%; s'il est de 100%, il versera la somme en entier. Il s'agit d'un modèle qui a l'avantage de minimiser les risques pour le client tout en l'encourageant à ajouter des primes pour stimuler l'agence à se surpasser.

De retour de New York, quelle est la suite des choses?
Nous avons reçu beaucoup de commentaires positifs à la suite de notre présentation. Du coup, nous avons gagné une certaine reconnaissance et une notoriété qui nous ont permis de signer de nouveaux contrats, mais surtout de nouer de nouveaux liens d'affaires. Comme souligné précédemment, nous avons une vision globale, et l'objectif reste d'établir notre présence à l'international. Nous avons aussi été approchés par une instance du gouvernement québécois afin d'établir une délégation d'entreprises d'ici dans le marché stratégique de New York.

Pour visionner la présentation d'Octavian Mihai, cliquez ici.

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