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Bixi donne l'heure juste: l'avis de deux experts

En réponse aux rumeurs qui circulent au sujet du sauvetage de Bixi, le président du conseil d'administration de la Société de vélo en libre service, Roger Plamondon, a fait parvenir une lettre aux utilisateurs et aux membres du service pour "rétablir les faits"; Infopresse a demandé à deux professionnels des relations publiques de commenter cette initiative.

Envoyée par courriel et reprise par plusieurs quotidiens de la métropole, la lettre se veut une mise au point sur certaines allégations qui ont circulé dans les médias. "Ces jours-ci, il s'est dit beaucoup de choses sur Bixi qui ne correspondent pas à la réalité. Il nous apparaît donc primordial de rétablir les faits, maintenant que le plan proposé par la Ville a finalement été bien accueilli par le ministère des Affaires municipales après plus de cinq mois d'attente et qu'il a été voté par le Conseil municipal", y explique en introduction Roger Plamondon.

Appelés à commenter, pour Infopresse, la manoeuvre stratégique de Bixi, Bernard Motulsky, titulaire de la Chaire de relations publiques et communication marketing de l'Uqam, et Isabelle Perras, vice-présidente et directrice générale d'Optimum relations publiques, ont salué l'initiative.

"À première vue, c'est quelque chose qui devrait être fait plus souvent, estime Bernard Motulsky. Quand une organisation est mise en cause, on peut avoir tendance à garder le silence. Or, c'est une bonne idée de Bixi d'avoir mis de l'avant des éléments factuels, surtout que le dossier est éminemment politique. Le maire et l'opposition se sont exprimés; avec cette manoeuvre, Bixi a réussi à se faire entendre sur l'espace publique." 

"Il s'agit d'une bonne stratégie, surtout si une controverse dure plus d'une journée et que l'information est diffusée au compte-gouttes, dit pour sa part Isabelle Perras. Sans adopter de ton agressif et sans porter d'accusation, il faut toujours corriger les faits, peu importe où ils circulent. C'est important de le faire, non seulement en vertu des médias, mais aussi pour informer nos publics primaires: clients, employées, actionnaires et fournisseurs.

Pour consulter la lettre de Roger Plamondon, cliquez ici.

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