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Aldo: "Locale est plus qu'une boutique, c'est un lieu de diffusion pour les artistes locaux"

Douglas Bensadoun, directeur de la création et directeur général, marketing, du Groupe Aldo
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Une nouvelle marque est récemment apparue parmi les boutiques de chaussures et d'accessoires; il s'agit de Locale, une bannière créée par le Groupe Aldo, qui fait également la promotion d'artistes locaux. Quelques semaines avant l'ouverture officielle de la boutique phare de la marque au centre-ville de Montréal, Douglas Bensadoun, directeur de la création et directeur général, marketing, du Groupe Aldo, explique en quoi consiste ce concept.

Locale prend la place de Feetfirst. Pourquoi avoir fait disparaître cette marque?
Le concept de Feetfirst était viable et bien fait, mais ne réussissait pas à attirer une clientèle plus dynamique et plus jeune, une cible démographique que nous trouvions essentielle d'atteindre. Le coeur de la cible de Locale se situe de 25 à 35 ans, mais le concept touche aussi les 35-55 ans. Au-delà des notions démographiques, l'on parle plus d'une attitude et d'un état d'esprit. Nous nous adressons à une clientèle post-Aldo.

De quelle façon se démarquent les boutiques Locale?
Au Groupe Aldo, nous sommes tous de grands fans d'art. C'est quelque chose très proche de nous et qui interpelle aussi une partie de la clientèle. Les boutiques mettent donc en valeur des artistes locaux émergents de Montréal, Toronto et Calgary. Le concept leur permet de s'adresser à un public beaucoup plus large que ce à quoi ils auraient accès en temps normal.

Comment cela se traduit-il en boutique?
Au lieu de retrouver les traditionnelles affiches de mannequins qui portent les produits offerts, des oeuvres d'artistes choisis sont exposées. Nous avons aussi voulu estomper la frontière entre l'intérieur des boutiques et l'extérieur en changeant les paradigmes connus de la façade, particulièrement dans les centres commerciaux. Pour ce faire, nous avons élaboré une façade qui reprend le principe d'une porte, tout en réduisant la vitrine traditionnelle, ce qui donne un effet de fenêtre ouverte, où les gens peuvent même s'asseoir, et révèle les produits d'une façon différente. Le design des magasins a été créé en collaboration avec l'agence new-yorkaise Pompei.

Vous avez également lancé un magazine éponyme.
Celui-ci est entièrement fait à l'interne, avec des collaborateurs qui se greffent à la production. Distribuées gratuitement dans les boutiques, deux éditions sont produites par année. L'idée est d'établir une culture et un point de vue propre à Locale. Nous voulons que les gens sachent d'où nous venons, qui sont les artistes que nous mettons de l'avant et quelle est l'essence derrière le concept et les marques que nous vendons. On y trouve entre autres des portraits et des entrevues sur des artistes, photographes, illustrateurs, etc.

La première édition comportait uniquement des publicités de marques vendues chez Locale. Cela sera-t-il appelé à changer?
Les espaces publicitaires pourraient éventuellement être ouverts à d'autres annonceurs, mais toujours avec l'intégrité et l'état d'esprit que transmet la marque.

Combien de boutiques comptez-vous ouvrir?
Jusqu'à maintenant, il y en a neuf à Montréal, Toronto et Calgary, dont la boutique phare au centre-ville de Montréal. Nous souhaitons en ouvrir 45 au total.

Les 4 et 5 juin, aura lieu l'ouverture officielle de la boutique phare. Installation et musique seront au menu, ainsi que la distribution d'un sac en série limitée doté d'une sérigraphie réalisée par l'atelier Cinqunquatre.

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