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Super Bowl: les créatifs québécois ont fait leurs choix

Pascal DeDecker
Gaëtan Namouric
Luc Du Sault
Benoit Lach
Nicolas Massey
Guillaume Bergeron

À l'occasion du Super Bowl de dimanche et de sa grand-messe publicitaire, Infopresse a demandé à des créatifs d'ici quel a été leur message préféré et pour quelle raison.

Pascal DeDecker, vice-président et directeur de création de Palm+Havas, explique: "Mon coup de coeur va assurément à la pub d'Audi (Venables Bell & Partners). Un vrai «insight» sur le produit et son consommateur démontré de manière magistrale. J'adore la réalisation et l'humour. En plus, c'est une des rares pubs du Super Bowl n'ayant pas fait appel à un porte-parole trop souvent inutile."

Pour Gaëtan Namouric, directeur de création et vice-président exécutif de Bleublancrouge, le grand gagnant de la soirée est l'exécution "The Force" de Volkswagen (Deutsch), car, "comme c'est devenu la règle, ce message a été largement diffusé sur les réseaux sociaux avant le Super Bowl. Pour moi, c'est un succès. Cette pub est un signal du retour en force de l'idée simple, «insightée» et superbement exécutée. Il suffit d'avoir eu dans sa vie une voiture et un enfant pour en être absolument amoureux. Une pub plus forte qu'un USP ou un USL. Plus forte qu'un «brief». Un clair retour aux années Traktor ou Pitka. Bref, dans la lignée d'Old Spice, un classique d'hier... mais un «buzz» d'aujourd'hui."

La publicité du constructeur automobile a également séduit Luc Du Sault, vice-président, création, de Lg2. "Je ne serai pas original en disant que mon coup de coeur va à Volkswagen, avec le petit Darth Vader. Ça atteint en moi le Luc toujours sous l'emprise de la force de son fiston."

Benoit Lach, coprésident et directeur de création de l'agence Les Évadés, souligne pour sa part le "timing" de l'opération "Ozzy vs. Bieber" de Best Buy (Crispin Porter + Bogusky). "Lorsque l'inspiration d'une campagne ne commence pas par le positionnement ou les objectifs d'une marque, mais bien par une réponse, tout de même anodine mais combien juteuse, du légendaire Ozzy Ozbourne, c'est que les temps ont bien changés. "What the fuck is a Bieber?" s'est ainsi exclamé Ozzy lors d'une entrevue dans une émission de fin soirée. M. Ozbourne était loin de se douter du chemin que prendrait sa réponse. Six petites semaines après cette réplique qui a fait le tour du monde en un temps record, une campagne complète a été orchestrée autour de celle-ci.... Comme quoi, les idées sont partout, et il faut les saisir rapidement, car elles s'envolent parfois en un éclair." 

De son côté, Guillaume Bergeron, concepteur-rédacteur de Sid Lee, juge que, publicitairement, ce n'est pas la meilleure année pour le Super Bowl. "Dans la majorité des cas, la réalisation était très décevante, voire très «années 80». Après réflexion et plusieurs visionnements, mon vote s'arrête sur la publicité Doritos "The Best Part" (Goodby, Silverstein & Partners). Par contre, je l'aurais arrêtée à la 15e seconde. Le reste est inutile et beaucoup moins drôle. Dans la première partie, le gag est simple et pertinent pour le produit, tourné sans prétention et joué à merveille par des comédiens qui rappellent le style FedEx."

Enfin, Nicolas Massey, vice-président et directeur de création de Publicis Montréal, relève le message "One Epic Ride" de Kia (David & Goliath). "Cette publicité nous transporte dans un monde imaginaire sans limite. L'histoire est intrigante et elle met de l'avant la désirabilité du véhicule. Aussi, la valeur de production est impeccable."

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