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Funkytown: "Une opération similaire à celles de marques comme Coke"

Loïc Marcille, de Remstar
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Loïc Marcille, adjoint au marketing du distributeur Remstar, expose la campagne de marketing mise sur pied pour le film Funkytown, qui prend l'affiche aujourd'hui.

La campagne de communication et de promotion pour ce film qui évoque le Montréal des années disco, avec entre autres Patrick Huard et Paul Doucet comme têtes d'affiche, a démarré il y a plusieurs mois. Remstar a utilisé les réseaux sociaux, la promotion en ligne et les placements dans des émissions de télévision, en plus de profiter des habituelles opérations de relations publiques. Hier soir, avait lieu, après la première officielle du film, La Grande Soirée Funkytown, organisée par Remstar en présence de plus de 1100 personnes, avec au programme, entre autres, diverses entrevues avec les médias.

Qu'est-ce qui différencie cette campagne de celles organisées habituellement pour des lancements de films?
On a commencé beaucoup plus tôt qu'habituellement. En organisant par exemple dès l'Halloween des soirées Funkytown, réunissant 500-600 personnes au Club La Boom, à Montréal, l'ancien site du Limelight, qui a inspiré le Starlight, la discothèque qu'on voit dans le film. On voulait déjà plonger le public dans l'ambiance disco. À la mi-novembre, l'on a commencé la diffusion de promos et de concours à la station de télé V, aussi propriété de Remstar, en plus des stations de radio RockDétente, d'Astral. Il y a aussi eu une tournée dans diverses villes au Québec. On a également beaucoup recouru à notre page Facebook: bien des gens qui sortaient au Limelight à l'époque ont contribué à la promotion, ils ont vraiment été les prescripteurs de nos soirées. Avec le site officiel du film, on a lancé partout au Québec le concours du "parfait jet-setter". Les gens pouvaient marquer des points, en faisant la promotion du film sur Facebook, en allant aux soirées et en faisant des achats au Château, l'un de nos partenaires. On y donnait des dépliants avec un code à entrer sur le site web du film pour accumuler des points. On retrouvait aussi de tels codes dans Elle Québec et sur la bande-annonce du film. C'est une opération similaire à ce que font des marques comme Coke.

Pourquoi une telle offensive, et si tôt, sur Funkytown en particulier?
Pour se démarquer dans le marché, l'on doit de plus en plus s'y prendre à l'avance. Notre concurrence, ce sont tous les films, y compris ceux d'Hollywood. On commence déjà à parler de la possibilité d'un Avatar 2 et peut-être 3, même si rien n'est confirmé! Nous avons aussi travaillé différemment la première du film, avec la grande soirée Funkytown d'hier. Au lieu d'un cocktail seulement pour les VIP, l'on a organisé un gros événement pour tous les invités, dont les gagnants du concours. Dans le film, il y a un personnage extrêmement important: la musique, les grands succès de l'époque, qui permet de plonger les gens dans l'ambiance. Si l'on ne fait que du matraquage publicitaire, l'on finit par irriter les gens. Quand on les fait interagir, c'est moins intrusif. Ils se sentent privilégiés, et ils ont un "a priori" positif pour le film. 

Vous mentionniez un partenariat avec Le Château. Comment avez-vous travaillé avec les commanditaires?
La beauté, avec Le Château, c'est que cette chaîne existait à l'époque à laquelle se déroule le film. Ils ont fourni des costumes, et on les voit - avec le logo de l'époque - dans le film. Ce qui est intéressant aussi, c'est qu'ils sont présents partout au Québec. Ils ont développé des vitrines Funkytown dans une quinzaine de magasins et ils diffusent la trame sonore du film dans toutes leurs succursales depuis le début de janvier. BMW Canbec est partenaire/présentateur de la soirée d'hier et de la tournée du film: à Québec, Sherbrooke, Gatineau et Trois-Rivières, les artistes et artisans se promenaient à bord de BMW X5 à l'effigie du film, et pour la soirée à Montréal, une quinzaine de ces BMW se trouvaient sur les lieux pour transporter les équipes.

Vos opérations de relations publiques semblent avoir bien marché. Maintenant, l'on pourra lire et entendre les critiques. Quel peut-être l'impact, si elles ne sont pas très bonnes.
Pour de tels projets, c'est-à-dire des films plus commerciaux, l'impact des critiques est à peu près nul, il y a même eu des études scientifiques là-dessus. C'est différent pour des films d'auteur, qui s'adressent à un public plus particulier. Mais pour un film comme Funkytown, les gens se font leur propre idée, peu importe les critiques.

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