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La Presse canadienne devient une entreprise à but lucratif

Les récents changements annoncés par La Presse canadienne ne devraient pas modifier l'accès au contenu pour les entreprises ne faisant pas partie des trois investisseurs.

En effet, le Groupe de communications Square Victoria, société-mère de Gesca, Torstar Corporation, par l'entremise de sa filiale Torstar Holdings, et The Globe and Mail, ont investi dans La Presse canadienne, désormais une entité à but lucratif. Les Entreprises Presse canadienne ont donc été créées pour reprendre les opérations de l'agence de presse.

"La nouvelle structure formera la force financière qu'il nous faut pour progresser, dit Eric Morrison, président de La Presse canadienne. Notre mission fondamentale demeure inchangée, soit informer les Canadiens et leur offrir les nouvelles sur toutes les plateformes qu'ils veulent, quand ils le veulent."

La Presse canadienne entend conserver la même indépendance rédactionnelle: "Les décisions quant à la nature des nouvelles et de l'information à diffuser continueront de reposer sur les principes fondamentaux du mérite et de l'intérêt public, de la fiabilité, de l'exactitude et de l'objectivité. [...] Même si la structure de propriété va changer, les produits et services existants demeurent les mêmes. L'organisation va continuer de servir les médias au pays dans les deux langues officielles." La Presse canadienne ajoute que les membres de la coopérative qui n'ont pas pris de participation active dans la nouvelle propriété auront désormais des relations commerciales avec elle. Elle souligne également que les services demeureront les mêmes.

Annoncée il y a un an, cette mesure a été prise dans le cadre d'une entente avec le gouvernement fédéral à propos des régimes de retraite de l'agence.

"Les trois entreprises de presse réunies dans le partenariat partagent le même engagement soutenu envers l'excellence en journalisme, commente Guy Crevier, président de Gesca et président éditeur de La Presse. Travailler ensemble en tant qu'équipe de propriétaires permet à ce que La Presse canadienne puisse continuer sa tradition de diffuser du contenu de qualité."

Daniel Barbeau, éditeur du journal Métro, détenu majoritairement par Transcontinental, ne voit pas de changements pour l'instant. "Nous demeurons client de La Presse canadienne. Je crois même que ces changements hausseront la qualité du contenu, par ailleurs, déjà très élevé", dit-il. Même son de cloche du côté de Bernard Descôteaux, éditeur du quotidien Le Devoir: "On nous a assurés que les tarifs demeureront les mêmes pour au moins une année. On verra par la suite."

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