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Rue Frontenac arrive aujourd'hui en format papier

Première édition papier de Rue Frontenac

Rue Frontenac, le quotidien en ligne des lock-outés du Journal de Montréal, lance aujourd'hui sa version hebdomadaire en format papier, tirée à environ 75 000 exemplaires.

Gratuit, l'hebdomadaire est imprimé par Hebdo-Litho et distribué dans 1400 points de chute de Diffumag, notamment dans des épiceries, cafés, bars et restaurants. En plus de paraître dans la région de Montréal, il est offert en Estrie, en Mauricie et en Outaouais. À Montréal, Rue Frontenac sera aussi distribué à la criée.

Le journal est de format tabloïd couleur d'un minimum de 48 pages. Quatre sections thématiques le composent: nouvelles générales, affaires, culture et sports. On y retrouve des reportages, enquêtes, analyses et chroniques, le tout réalisé par des journalistes en lock-out du Journal de Montréal. La publication se veut un prolongement de la version web, les deux étant complémentaires. "Ce sont tous des textes inédits, et certains seront repris sur le site", précise Richard Bousquet, porte-parole de Rue Frontenac.

Plusieurs formats publicitaires sont proposés. "Le premier numéro est exceptionnel, car il est composé en très grande partie de publicité syndicale. À peu près tout ce qu'il y a comme mouvement syndical au Québec a acheté de l'espace dans ce numéro pour nous soutenir, dit Richard Bousquet. Mais quelques annonceurs proviennent entre autres de l'industrie de la musique, du cinéma ou du commerce de détail." Il ajoute que Rue Frontenac discute avec une vingtaine d'annonceurs pour ses prochaines parutions. "La publicité syndicale devrait être beaucoup moins importante à partir de la semaine prochaine." Une page de publicité se détaille à 4505$ ou moins.

Richard Bousquet souligne également que l'hebdomadaire demeurera gratuit, bien que Rue Frontenac étudie la possibilité de l'offrir par abonnement. "Même si certains sont prêts à le prendre dans un point de chute, d'autres préfèrent l'obtenir par abonnement, une demande que nous avons reçue. Seule l'édition par abonnement serait donc payante."

Rappelons qu'en septembre 2009, les lock-outés avaient publié un journal papier d'une quarantaine de pages sur le Canadien de Montréal.

Depuis le 24 janvier 2009, les 253 membres du Syndicat des employés du Journal de Montréal sont en lock-out. Ils lançaient quelques jours plus tard Rue Frontenac, leur propre site web d'actualité.

Il y a un peu plus de deux semaines, le syndicat refusait à 89,3% une offre de l'employeur Quebecor. Ce dernier demandait entre autres que Rue Frontenac ferme ses portes dans une clause de non-concurrence. Le site compterait 2,2 millions de pages vues par mois et 300 000 visiteurs uniques mensuels.

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