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Sébastien Fauré: "Il faut déjà penser à la prochaine version de Bleublancrouge"

Sébastien Fauré

Sébastien Fauré explique les raisons qui l'ont incité à devenir président du conseil de Bleublancrouge, en nommant Bernard Asselin président de l'agence. Bernard Asselin était jusqu'alors vice-président, marketing et ventes, du journal The Gazette, client de l'agence. Si la nomination de celui-ci, annoncée vendredi dernier, a soulevé l'intérêt, l'annonce selon laquelle l'actuel président, Sébastien Fauré, devenait président du conseil, en a aussi intrigué plusieurs. Il a répondu aux questions d'Infopresse.

En quoi vont consister vos fonctions comme président du conseil de l'agence?
Je veux travailler à amener la boîte à un prochain niveau, et il faut du temps pour y réfléchir: comment continue-t-on d'être une agence qui, comme on le dit dans notre mission, change le cours des choses? C'est aujourd'hui qu'il faut commencer à se demander ce qu'une agence de demain devra faire pour être en santé. Faut-il aller vers une structure, une offre de service différente? Comment intégrer le côté numérique, comment rester pertinent pour nos clients? Il faut penser aujourd'hui la prochaine version de Bleublancrouge, qui va nous amener à l'endroit où l'on veut aller.

Cela reste quand même inhabituel de voir quelqu'un dans votre tranche d'âge adopter un titre comme celui de président du conseil...
C'est vrai que j'ai reçu pas mal d'appels de gens très intrigués et même inquiets! J'ai dû leur dire: Non, je ne disparais pas et je ne suis pas malade. C'est drôle de voir que, parce qu'on bouge, les gens pensent qu'il y forcément un problème. Nous faisons cela, justement, pour éviter les problèmes futurs. On n'a pas besoin de changer de nom, d'ouvrir de nouveaux bureaux, seulement de se questionner pour les prochaines années. Je trouvais intelligent d'assumer ce genre de fonction, avant d'avoir 50 ou 60 ans. Et c'est vrai qu'on aurait pu inventer un nouveau titre dans l'agence, du genre chef des opérations. Mais nous avons préféré appeler un chat un chat. Ainsi, le rôle de Bernard Asselin est clair.

Et comment, justement, avez-vous choisi votre nouveau président?
Une fois que nous avons pris cette décision, nous avons cherché qui pouvait être président. Bernard est quelqu'un qui a vraiment vécu la révolution médiatique, c'est un bon acheteur de pub, un acheteur de bonnes campagnes, qui connaît bien les besoins des annonceurs d'aujourd'hui et qui nous connaît bien. C'est rassurant d'avoir quelqu'un qui intègre une équipe déjà conquise. Avec Bernard, nous avons un président de grand calibre.

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