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Étude CDMQ/Ipsos Descarie au RDV Média: les défis du multitâche

François Descarie, animateur du débat
Sandrine Lemay, présentatrice de l'étude
Jean Mongeau, paneliste
Édith Perreault, paneliste
Dominic Loporcaro, paneliste
Martin Ceré, paneliste
Luc-André Cormier, paneliste

Lors du RDV Média, tenu hier, le Conseil des directeurs médias du Québec (CDMQ) a présenté une grande étude sur la consommation des médias, réalisée par Ipsos Descarie.

Pour l'occasion, un panel animé par François Descarie d'Ipsos Descarie a regroupé Monique Brosseau, vice-présidente du CDMQ et vice-présidente principale et directrice générale de ZenithOptiMedia, Martin Ceré, vice-président aux contenus de Sympatico.ca, Luc-André Cormier, vice-président, marketing et stratégie numérique, de V, Dominic Loporcaro, vice-président, directeur général, région de l'est, de Pattison Affichage Extérieur, Jean Mongeau, directeur général, ventes et marketing, de Radio-Canada, ainsi qu'Édith Perreault, vice-présidente, ventes et marketing, de TVA.

Présentée par Sandrine Lemay, vice-présidente associé d'Ipsos Descarie, l'enquête cible les habitudes de consommation médias des Québécois, tout en tenant compte de la réalité du multiplateforme. Sans surprise, le premier constat est que la consommation des médias traditionnels diminue. Le manque de temps constitue la principale raison évoquée lorsqu'il est question de la baisse de consommation, sauf pour les quotidiens et les magazines, où le transfert vers d'autres plateformes est tenu responsable.

Outre l'augmentation significative de l'utilisation d'internet, les conclusions de l'étude révèlent que l'écoute traditionnelle de la radio se maintient. "La dimension de mobilité entre en ligne de compte, ce qui pourrait expliquer pourquoi internet et la radio fonctionnent bien", a dit Martin Céré. Selon Édith Perreault, il faut aussi tenir compte de la migration des supports traditionnels vers internet et de la façon dont on accède à ces contenus. 

Les panélistes se sont ensuite attardés à l'attention accordée à chaque média et à la publicité diffusée. "La télé demeure le rendez-vous par excellence et est plus rassembleuse que jamais, a rappelé Jean Mongeau. Mais il y a de plus en plus de chaînes, et, derrière ça, l'appréciation va être affectée. C'est par toutes les nouvelles plateformes que nous pourrons faire quelque chose d'intéressant."

D'ailleurs, en mode multitâche, la télévision est le média auquel les gens consacrent le plus leur attention, même si plus du tiers avouent écouter les publicités de façon plutôt distraite. Internet se place en première position des médias pour lesquels les gens sont le moins attentifs à la publicité. Selon les panelistes, c'est une question de prédisposition, internet étant un média encore nouveau par rapport aux autres, plus traditionnels. "L'expérience est importante sur le web et elle se traduit bien dans les applications. Mais il faut amener les gens vers cette expérience, et c'est le rôle de la publicité en ligne", a souligné Martin Ceré.

Cette étude a été réalisée en juillet dernier au moyen d'un questionnaire web, auprès de 2047 adultes québécois, choisis aléatoirement à partir de panel d'Ipsos.

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