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Office de la langue française: ne dites plus "branding", mais "choix de la marque"

Cliquez ici pour lire le billet sur le blogue de Solo.

L'agence Solo, qui s'est récemment fait demander par l'Office québécois de la langue française (OQLF) de retirer le mot "branding" de sa devanture, défend la pertinence de ce terme.  

"Ce mot si commun dans notre industrie, mais si obscur pour tant d'autres personnes, a trouvé en janvier un nouvel écho à l'OQLF, qui nous a formellement demandé de le retirer de notre signalisation extérieure en invoquant la loi sur l'affichage en français. L'office nous recommande "choix de la marque", en lieu et place", écrit Philippe Jacques, président de Solo, dans son billet publié sur le blogue de l'entreprise.

Il lance, par le fait même, un débat sur l'utilisation et la signification du terme "branding". "Il s'agit d'un mot dont il est fait un usage excessif dans notre milieu, et pas toujours pour les bonnes raisons d'ailleurs, comme votre article d'octobre passé l'a bien souligné, indiquait-il alors à Infopresse. Mais devons-nous collectivement, les professionnels de la communication que nous sommes, laisser à d'autres le soin de définir ce qu'est le branding, et par le fait même la compréhension de cette fonction?" Il mentionne par ailleurs dans son billet: "Dans une langue, l'usage est toujours plus avant-gardiste que le dictionnaire, et nous utilisons tous le mot branding régulièrement, pour ne pas dire quotidiennement, écrit-il. Qui se rappelle de "Mercatique" pour traduire le mot marketing? Le branding possède, selon moi, tout le potentiel nécessaire pour s'intégrer tel quel dans la langue française." 

Les commentaires ont été nombreux, après que le billet ait été relayé sur le compte Twitter d'Infopresse (@Infopresse) mercredi en fin de journée. "Si on accepte que le terme marketing désigne une spécialité professionnelle, il me semble logique que le mot «branding» ait également le droit de citer (sic)", écrit un lecteur. "Je ne suis pas encore convaincu, écrit par contre un autre. Contrairement au mot marketing qui a la chance de bien se prononcer en anglais ET en français, branding déclenche chez moi une réaction épidermique lorsqu'il est prononcé «à la française», surtout en France, où je suis revenu en 2007. Si on l'accepte, alors au moins qu'on le prononce bien!"

"Je continue de lire les commentaires des intervenants, je vais pouvoir bien me documenter pour ma réponse officielle à l'OQLF", commente pour sa part Philippe Jacques.

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