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Dressez votre palmarès des pubs du Super Bowl

"Coca-Cola, Wieden & Kennedy"
"Budweiser, DDB, Chicago"
"Doritos"
"GoDaddy.com"
"Monster, BBDO, New York"
"CareerBuilder"
"Dove, Ogilvy, Paris"
"E-Trade, Grey, New York"
"Bud Light, Cannonball, St. Louis"
"Dodge, Wieden & Kennedy"
"Volkswagen, Deutsch, Los Angeles"
"Snickers, BBDO, New York"
"Bridgestone, Richards Group, Dallas"
"Dr Pepper, Deutsch, Los Angeles"
"HomeAway"
"Google"
"David Letterman"
"NFL, Grey, New York
"Cars.com, DDB, Chicago"

Les hymnes aux hommes, avec et sans pantalons, David Letterman assis à côté de Jay Leno, la nouvelle accroche de Bud Light, l'humour absurde de Doritos, Coca-Cola sans Pepsi et le "french kiss" de Google ont retenu notre attention lors du Super Bowl de dimanche dernier.

Parmi les classiques de la messe publicitaire du Super Bowl, on note la guerre des boissons gazeuses que se livrent Coca-Cola (Wieden & Kennedy) et Pepsi (TBWA\Chiat\Day). Coke a ainsi profité de l'absence de son concurrent pour diffuser deux messages, signés "The Coke side of life", dont un mettant en vedette les Simpsons. Quelques mois avant la présentation du match, Pepsi avait annoncé qu'il se retirait de l'événement pour investir davantage dans les médias sociaux. Budweiser (DDB, Chicago) a, de son côté, poursuivi la tradition en remettant de l'avant ses célèbres chevaux, qui, cette fois, aidaient un boeuf. On nous amenait aussi dans un village dont les habitants sont prêts à tout pour Budweiser, même à se faire - littéralement - passer sur le corps.

Parmi les plateformes mises en ondes depuis quelques années, mais toujours attendues, on retrouve Doritos (Goodby, Silverstein & Partners), qui a continué de remettre la création de ses pubs à des amateurs. En effet, pour une seconde fois, des internautes, dans le cadre du concours "Crash the Super Bowl", ont élaboré les publicités, souvent très absurdes. Le bébé d'E-Trade (Grey, New York) continue de grandir. Cette année, il a été mis en scène dans une "chicane de couple" et dans un avion, revenant d'un "bachelor party". GoDaddy.com, dont la porte-parole était encore Danica Patrick, a de son côté joué sur la polémique entourant ses annonces jugées trop "sexy" pour la télé. Aussi, dans la lignée des suites de l'année dernière, on note Careerbuilder et Monster (BBDO, New York), qui ont respectivemement mis de l'avant un "casual friday" un peu trop déshabillé et un castor violoniste qui perce dans le show-business. Cars.com (DDB, Chicago) a pour sa part fait une troisième apparition en montrant comment l'entreprise met en confiance les personnes s'apprêtant à acheter une voiture.

Le 44e Super Bowl a aussi donné lieu à quelques nouveautés. D'abord, Dove (Ogilvy, Paris) a lancé sa gamme pour hommes Dove Men. Le message démontre, en vitesse accélérée, comment les hommes sont toujours appelés à la tâche et, par conséquent, n'ont pas de temps pour s'occuper de leur peau. Bud Light (Cannonball, St-Louis) a lancé la ligne "Here we go", avec trois exécutions dont une faisant référence à la série Lost. Les constructeurs automobiles et leurs nouvelles agences étaient de la partie. Dodge, avec Wieden & Kennedy, a lancé un appel à la délivrance des hommes, alors que Volkswagen et Deutsh ont adapté le vieux gag de la "bine" sur l'épaule. Snickers et son complice de longue date (BBDO, New York) ont osé en présentant un message avec l'actrice de 88 ans Betty White.

Étaient également attendus, les pneus Bridgestones (Richards Group, Dallas) avec leur orque, Dr. Pepper (Deutsch, Los Angeles) avec Kiss, HomeAway avec Chevy Chase et la pub de Google.

Enfin, difficile de passer sous le silence les autopromotions de CBS avec David Letterman en compagnie d'Oprah Winfrey et de Jay Leno, de même que celles de la LNF sous la trame sonore du groupe canadien Arcade Fire.

Comme toujours, les avis sont partagés quant à la qualité - et la pertinence - de plusieurs de ces pubs, de même que sur la qualité d'ensemble de la cuvée publicitaire du Super Bowl 2010. Ainsi, dans Advertising Age, le chevronné commentateur Bob Garfield en trace un bilan mitigé; et Brian Steinberg, un autre commentateur, souligne quant à lui que les grandes marques et l'imagination semblent de moins en moins au rendez-vous.

Et vous, que pensez-vous des pubs du Super Bowl 2010? S'agissait-il d'une bonne ou d'une médiocre cuvée? Infopresse vous invite aussi à transmettre votre palmarès personnel des meilleures (et des pires) publicités.

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