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Stéphane Lavallée: «Une nouvelle base, une nouvelle image, une nouvelle marque»

Stéphane Lavallée, vice-président, solutions d'affaires, de Médias Transcontinental et éditeur du Groupe Les Affaires

Une semaine après avoir annoncé la venue du « bookzine » Premium, Stéphane Lavallée, vice-président, solutions d'affaires, de Médias Transcontinental et éditeur du Groupe Les Affaires, revient sur la disparition de Commerce.

Pourquoi le groupe Transcontinental a-t-il décidé de cesser la parution de Commerce?
Nous sommes partis d'une démarche de réflexion sur une révision en profondeur de Commerce. À mesure que nous avons avancé dans cette réflexion a émergé l'idée d'un contenu différent, d'un format différent et d'un contenant différent. Plusieurs études ont été faites sur le lectorat de l'ensemble de nos publications d'affaires et du web, ainsi que parmi la communauté d'affaires, lecteurs ou non-lecteurs. Cela nous a menés vers des valeurs et des besoins forts qui nous ont fait évoluer vers Premium. Une fois que ce nouvel environnement rédactionnel a été défini, il était impossible de dire que ça allait être le nouvel habit de Commerce. Cela aurait consisté à modifier substantiellement ce que Commerce a été. C'est là que nous sommes arrivés à faire une transition plus importante que l'on pensait au départ. Il valait mieux partir avec une nouvelle base, une nouvelle image et une nouvelle marque. Mais, dans une certaine mesure, on peut dire que Premium remplace Commerce, parce que les abonnés de ce dernier vont recevoir le nouveau magazine dès mars 2010. Autrement, il y a vraiment une rupture entre les deux magazines.

Vous avez donc conclu que les deux publications ne pouvaient pas se côtoyer?
Nous en sommes surtout venus à la conclusion que le potentiel de développement est certainement plus grand du côté d'une formule comme Premium que de celle de Commerce. Il faut bien le reconnaître, la formule de ce dernier subit un certain essoufflement dans tous les marchés. On regarde ce qui arrive à Business Week, à Fortune, etc. Ce type de publications d'affaires généralistes trouve moins sa place dans un monde où l'on segmente de plus en plus, soit par les contenus, soit par les auditoires. Avec Premium, nous avons fait une segmentation plus par auditoires, ce qui nous a certainement permis de nicher davantage la publication.

Craignez-vous un effritement du lectorat en faisant disparaître Commerce?
Les abonnés de Commerce vont recevoir Premium à partir de mars 2010. À terme, nous croyons que nous aurons moins d'abonnés pour Premium, mais, avec nos stratégies d'abonnement, nous allons pouvoir qualifier davantage le lectorat. Il n'y a aucune assurance que tous les abonnés de Commerce suivront vers Premium. Mais nous allons certainement aller chercher un nouveau lectorat en quête de ce type de contenu, puisque le produit est complémentaire à ce que l'on fait déjà.

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