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Mario Dumont: une personnalité connue, mais controversée

Mario Dumont obtient un indice ID de 4,7 sur 10 Crédit photo: Karine Dufour, Avanti Ciné Vidéo

Ce mois-ci, les personnalités mesurées pour l'indice ID d'Ipsos Descarie sont des journalistes politiques québécois. L'indice ID, une étude menée exclusivement pour Infopresse, mesure la notoriété et le niveau d'appréciation d'une personnalité publique. Cette semaine, l'ancien chef de l'ADQ et animateur de l'émission Dumont 360 à V : Mario Dumont.

Il obtient un indice ID de 4,7 sur 10, ce qui le place en dernière position des quatre personnalités qui ont été étudiées.

Résultats
Mario Dumont est connu de 94 % des Québécois. Sa notoriété est très élevée dans presque toutes les couches de la société québécoise. Notons tout de même qu'il est moins connu des personnes moins âgées (18-34 ans), des étudiants et des anglophones. Par contre, il est connu de presque tous les francophones et de toutes les personnes âgées de plus de 45 ans. Il obtient, par ailleurs, un score d'appréciation assez moyen de 5 sur 10.

Fans et détracteurs
L'appréciation de Mario Dumont varie peu en fonction du profil sociodémographique des personnes interrogées. Notons toutefois que son niveau d'appréciation tend à être moins élevé chez les personnes plus riches, ayant une éducation universitaire et vivant à Montréal, un résultat surprenant lorsque l'on considère qu'au sommet de sa popularité, l'ADQ faisait mouche surtout à l'extérieur de la région de Montréal.

Facteurs de notoriété
Mario Dumont est avant tout connu pour sa carrière politique au sein de l'ADQ. Né en 1970, près de Rivière-du-Loup, Mario Dumont fait ses études supérieures à l'Université Concordia à Montréal où il obtient un baccalauréat en économie en 1993. D'abord issu des rangs du Parti libéral du Québec, il fonde l'Action démocratique du Québec en 1994. Cette même année, il se présente sous ses nouvelles couleurs dans sa ville natale aux élections provinciales et est élu député de la circonscription. Il devient dès lors un acteur majeur de la politique québécoise, prenant souvent des positions qui ne laissent pas indifférent. En 1995, un an après la création de son parti, il soutient le oui au référendum sur la souveraineté du Québec et, depuis, ne cesse de réclamer une plus grande autonomie de la province. Il défend la liberté de parole alors que CHOI-FM est menacée de fermeture et critique vivement les accommodements raisonnables qu'il appelle, non sans ironie, « les accommodements déraisonnables ». Il devient chef de l'opposition officielle au gouvernement de Jean Charest en avril 2007, mais il renonce à diriger son parti après la défaite de l'ADQ aux élections générales québécoises de décembre 2008. Après une courte période en retrait des médias, il est embauché par TQS pour animer une émission d'affaires publiques, Dumont 360, qui lui permet d'analyser et de commenter, avec son franc-parler habituel, la politique de la province. Son passage à la télévision ne semble pas lui avoir permis de rétablir sa cote de popularité.

Position dans la cohorte
Parmi les quatre journalistes politiques étudiés, Mario Dumont arrive en dernière position derrière Jean-Luc Mongrain et Simon Durivage, mais à égalité avec Denis Lévesque. Des quatre, il est celui qui a réussi à atteindre le taux de notoriété le plus élevé, mais il est également celui qui a le taux d'appréciation le moins élevé.

L'étude a été réalisée du 19 au 23 octobre 2009 par l'entremise d'un sondage web auprès d'un échantillon représentatif de 1327 Québécois, âgés de 18 à 64 ans et issus du panel d'Ipsos.

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