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Relations publiques sans frontières: "Fournir compétences et outils aux pays en développement"

Luc Beauregard, président du conseil d'administration de Relations publiques sans frontières

Luc Beauregard explique ce qu'un organisme comme Relations publiques sans frontières peut apporter à des pays comme le Niger ou le Burkina Faso. Président exécutif du conseil de Groupe conseil RES Publica (entreprise-mère de National) Luc Beauregard a contribué, avec Stéphane Prud'homme, à mettre sur pied Relations publiques sans frontières, récemment lancé. L'organisme privé sans but lucratif mène actuellement sa première mission au Niger en partenariat avec Oxfam-Québec.

En quoi des professionnels des relations publiques peuvent être utiles dans des pays en développement?
Ce sont des endroits où les organismes n'ont pas nécessairement les ressources et l'expérience pour mener à terme des campagnes de communication et bien véhiculer leurs messages. On veut leur apporter les compétences et les outils qu'il faut. Nous nous associons avec des organismes actifs dans les pays concernés. Notre première mission, par exemple, se déroule au Niger, au Burkina Faso et au Bénin. Nous avons recruté Deanna Drendel, une professionnelle montréalaise reconnue, qui effectue son deuxième séjour en Afrique. Elle aide un organisme de concertation visant à améliorer la situation des jeunes femmes de l'Afrique de l'Ouest, où la violence conjugale est encore très présente, avec des problèmes comme le viol, les mutilations génitales et les mariages précoces forcés. Cet organisme s'affaire à changer le comportement des populations sur ces sujets, mais c'est un travail de longue haleine. Nous sommes aussi associés avec Oxfam-Québec, déjà à l'oeuvre là-bas.

Vous avez déjà vu émerger des défis particuliers?
Les gens qui iront devront s'adapter à la vie locale et aux contraintes qu'elles présentent. Les façons de penser, au départ, sont souvent différentes, et il faut adapter les méthodes de travail en conséquence. Dans des pays comme le nôtre, nous sommes habitués à chercher le consensus sur la façon de fonctionner dans les entreprises et dans les organismes, les comités, les conseils, etc. Ailleurs, le contexte n'est pas nécessairement aussi structuré. Il faut développer des moyens d'aller chercher l'information pour nous permettre de travailler.

Avez-vous d'autres projets en vue ?
Pour commencer, les conclusions de Deanna Drendel en Afrique de l'Ouest ont été qu'il fallait y retourner l'an prochain, parce que ce serait laisser le travail en plan si l'on n'y retournait pas. Nous voulons continuer d'aider les organismes de là-bas à se structurer, à mener leurs campagnes et à se donner des objectifs précis. Nous avons aussi d'autres projets concrets, mais dont la poursuite dépendra de nos moyens. D'ailleurs avec le lancement organisé par la Société québécoise des professionnels en relations publiques (SQPRP), nous espérons susciter un intérêt auprès de la communauté des relations publiques pour des adhésions. Les trois éléments essentiels pour nous sont d'obtenir du soutien financier, d'avoir des bénévoles pour aller sur le terrain et des membres qui se dévouent au conseil.

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