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Après La Presse, au tour des journaux régionaux de négocier

Guy Crevier, président et éditeur de La Presse

La ronde des négociations n'est pas terminée pour Gesca, filiale de Power Corporation, puisqu'elle doit encore négocier avec plusieurs syndicats de ses journaux régionaux.

Ainsi, 12 syndicats des six quotidiens appartenant à Gesca ont décidé de faire front commun et de négocier en bonne et due forme avec leur employeur. Ce sont ceux des journaux Le Droit, La Tribune, La Voix de l'Est, Le Nouvelliste, Le Soleil, Le Quotidien et le Progrès-Dimanche, ce qui totalise plus de 750 employés issus de divers secteurs, dont la rédaction et la publicité. Les syndicats ont adopté une position commune, notamment quant à la durée de la convention collective, la rémunération et la semaine de travail.

Selon Gesca, ces journaux régionaux demeurent rentables, mais les syndicats soutiennent que leur employeur voudrait récupérer 10 millions$.

Du côté de La Presse, les membres du syndicat de la distribution acceptaient lundi soir en assemblée générale l'entente de principe conclue avec leur employeur, assurant ainsi l'avenir du journal. La semaine dernière, les syndicats de la rédaction, des employés de bureaux et de l'informatique avaient tous entériné les ententes.

Dans une lettre adressée aux lecteurs et aux annonceurs publiée en page A22, Guy Crevier, président et éditeur de La Presse, souligne que le journal vient de franchir "un grand pas pour son avenir". "Au cours de la dernière année, l'industrie des journaux a été brutalement frappée par la récession, et ce, partout en Amérique du Nord. Une situation à laquelle La Presse n'a pas échappé; c'est pourquoi nous avons dû accélérer les réformes entreprises", rappelle-t-il.

La direction du quotidien avait lancé un ultimatum à ses employés cet automne. Si ces derniers ne s'entendaient pas avec leur employeur, celui-ci allait cesser les activités du journal le 1er décembre. Les conventions collectives ont été adoptées pour cinq ans.

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