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Yanik Deschênes: "Après Chicago, le travail ne fait que commencer"

Yanik Deschênes, président-directeur général de l'Association des agences de publicité du Québec
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De retour de Chicago, Yanik Deschênes, président de l'Association des agences de publicité du Québec (AAPQ) dresse un bilan de la mission menée par le YUL-LAB la semaine dernière.

La mission s'est-elle bien déroulée?
Il y a eu beaucoup de rendez-vous d'affaires. Le maire Gérald Tremblay a même participé à des pitchs d'agence dans certaines rencontres, ce qui est assez exceptionnel. Il n'est pas seulement venu pour l'événement et pour voir le spectacle du Cirque du Soleil. Il a été très disponible pour les agences. Par exemple, il a rencontré le grand patron de Wrigley's avec Sébastien Fauré, de Bleublancrouge. Autrement, les agences ont fait leur travail. Sid Lee a rencontré Playboy, et Palm en a profité pour resserrer les liens avec son partenaire Havas. Cela a également permis de faire rayonner le YUL-LAB auprès du groupe Havas. De mon côté, j'ai rencontré les gens d'Advertising Age, de la Northwestern University Kellogg school of management, l'un des meilleurs programmes d'études en marketing au monde. J'y ai rencontré des professeurs pour leur parler du YUL-LAB, savoir ce qu'ils en pensaient et établir des liens. Le contact a été très bon.

Deux événements majeurs ont eu lieu au cours du voyage.
Le premier, mercredi soir, était une conférence privée présentée par John Rose, directeur associé du Boston Consulting Group à New York. Il présentait l'étude CMO Dilemma, qui porte sur la révolution médiatique, l'impact de la fragmentation sur le travail des chefs de marque dans le monde et du dilemme auquel ils font face. Les agences, les membres de la délégation du Québec à Chicago, ainsi que des Québécois qui travaillent dans cette ville y ont assisté. Jeudi soir, avait lieu à l'hôtel The Wit notre événement officiel, où l'on présentait le YUL-LAB aux annonceurs. Ils étaient de 15 à 20. Environ 80 personnes ont assisté à la soirée. Montréal International, DTI Software, Attraction média, les agences de la mission et des délégués des trois niveaux de gouvernement, notamment Gérald Tremblay, étaient sur place. Nous avons ensuite présenté le YUL-LAB avec entre autres la vidéo en "motion design". Daniel Lamarre, président et chef de la direction du Cirque du Soleil, a conclu la soirée en expliquant que nous sommes très créatifs au Québec et qu'il y a lieu de faire confiance à nos agences pour concevoir des projets créatifs.

L'accueil a-t-il été positif?
Ça a paru très crédible. Nous avions clairement fait nos devoirs. Arriver là avec les trois niveaux de gouvernements et le Cirque du Soleil donne un très bon soutien. La vidéo a eu beaucoup d'impact. Que MasterCard et L'Oréal nous soutiennent a aussi contribué à donner beaucoup de crédibilité au projet.

Et la suite?
Le travail ne fait que commencer! La pire chose serait de dire que le travail est terminé. Nous avons fait une première impression, la table est mise. Nous nous sommes présentés de façon très honorable, très respectueuse. Il faut maintenant faire des suivis avec les annonceurs rencontrés et revenir à Chicago. Il ne faut pas se le cacher, mais des annonceurs n'avaient pas répondu à l'appel. Alors, nous voulons les relancer. De leur côté, avec ou sans l'aide du YUL-LAB, les agences doivent aussi faire des suivis et continer d'entretenir les liens qu'elles ont commencé à bâtir. Il ne fait pas croire qu'après une visite les contrats vont arriver par la poste et qu'il ne va rester qu'à les signer.

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