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Les Américains submergés par les spams

Les courriels publicitaires non sollicités, plus couramment appelés "spams", submergent les boîtes aux lettres des internautes américains sans que les autorités fédérales ne se décident à légiférer, indique une dépêche de l'Agence France-Presse reprise par Libération.

"Il y a 24 millions de petites entreprises aux États-Unis", notait récemment Scott Hazen Müller, président du Cauce, une association anti-spam. "Si seulement 1% de ces entreprises vous envoyaient juste un courriel publicitaire par an, cela vous en ferait 657 par jour dans votre boîte aux lettres."

De fait, il n'est pas rare qu'un internaute reçoive quotidiennement des dizaines de "spams". Ce phénomène s'explique d'abord par le faible coût d'une campagne publicitaire sur Internet. Selon une étude menée en janvier par l'Union européenne, le prix moyen d'une telle campagne aux États-Unis revient à 10 cents pour chaque envoi, alors que le coût d'un envoi postal varie entre 50 cents et 1 $ par lettre expédiée.

Si le spam est un outil pratique et peu onéreux pour l'expéditeur, il coûte en revanche très cher aux destinataires. La Commission européenne estime "au bas mot autour de 10 milliards d'euros les seuls coûts supportés par les internautes", en raison notamment du temps de connexion passé à charger, puis à lire ces messages. Quant aux fournisseurs d'accès, "cela leur coûte en matière de bande passante, de logiciels de filtrage, de matériel et de personnel qui traitent ces courriels supplémentaires, mais également de clients mécontents".

Une société comme AOL estime que 30% des courriels qui transitent par son réseau sont des courriels commerciaux non sollicités. De plus en plus de fournisseurs utilisent des filtres, afin de bloquer l'accès de ces courriels à leurs abonnés.

Si une vingtaine d'États disposent de lois anti-spam, qui permettent de condamner les "spammeurs" à des amendes (tarif moyen: 10 $ par courriel non sollicité), ces lois, limitées géographiquement, voient leur efficacité remise en cause. Pour l'heure, aucune loi fédérale n'a encore été votée.

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