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MusiquePlus, au-delà du placement de produit

Evelyne Ouellet, vice-présidente, communication et marketing, de MusiquePlus et MusiMax
Rogers commandite l'émission Rock n' Road, animée par Rémi-Pierre Paquin
Commandite de Doritos dans l'émission VJ Recherché, animée par Virginie Coosa
Commandite de Doritos dans l'émission VJ Recherché, animée par Virginie Coosa

Evelyne Ouellet, devenue le printemps dernier vice-présidente, communication et marketing, de MusiquePlus et MusiMax, explique le repositionnement de MusiquePlus et le rôle qu'y tient le nouveau site web, dévoilé la semaine dernière.

Le site de MusiquePlus, une chaîne d'Astral, permet notamment aux internautes d'accéder à de l'actualité liée à plus de 1800 artistes, 3000 vidéoclips, 200 prestations récentes dans ses studios, et quelque 1000 entrevues d'artistes. Les faits saillants de la programmation 2009-2010, dévoilés à la mi-août dernier, comprennent notamment Rock n' Road, animée par Rémi-Pierre Paquin, et VJ Recherché, une série de télé-réalité qui a bénéficié de la visibilité d'une importante opération multimédia.

Comment résumeriez-vous le positionnement d'une chaîne comme MusiquePlus, surtout à l'ère des MySpace et des YouTube?
Il faut maintenant regarder MusiquePlus de façon globale: c'est à la fois la télé et le web. Et l'on veut vraiment se positionner comme un centre de référence musical. Il est certain que les temps ont changé depuis nos débuts; les gens vont désormais voir leurs clips sur le web, ils ne dépendent plus de la télé pour les voir à une certaine heure! Mais on mise sur la complémentarité avec le web: à la télé, on joue le côté direct, émotionnel et divertissant, puis le caractère "edgy", rebelle. De plus, le web permet aux téléspectateurs d'influencer le déroulement d'une émission. Maintenant, avec lui, l'on peut se positionner comme «La» référence en matière de musique. Le repositionnement a été amorcé l'an dernier, et nos cotes d'écoute ont augmenté, alors qu'elles baissaient depuis cinq ans.

Comment vous positionnez-vous face aux annonceurs?
Nous mettons beaucoup de l'avant l'intégration de marque. On peut aller bien au-delà du placement de produit. Notre avantage, c'est d'être très flexibles, d'avoir une structure très simple. On peut mettre des choses en place très rapidement. Quand on a une idée et que tout le monde la trouve bonne, on la concrétise. Notre type de programmation nous aide également: on diffuse beaucoup de contenu en direct, et l'on propose plusieurs productions québécoises. Par exemple, avec Nokia, nous avons fait tirer un téléphone en direct pendant L'Univers: en plein été, on a donné un téléphone au premier téléspectateur à venir cogner dans notre vitrine, habillé en hiver de la tête aux pieds. Nokia était très content de la visibilité, et nous, très heureux de pouvoir faire tirer quelque chose et l'offrir à nos téléspectateurs. On veut beaucoup exploiter ce genre d'interactions, un peu comme à la radio. Et puis, on exploite énormément les commandites d'émissions. Rogers, qui commandite Rock n' Road, a été engagé dès la mise sur pied du plan de communication; et l'annonceur était mentionné dans les communiqués. Évidemment, il y a l'exemple de Doritos: même si c'est une marque de Toronto, nous avons travaillé de très près avec ses dirigeants, l'agence OMD et le bureau torontois de BBDO. Comme VJ Recherché est une émission de télé-réalité, on lançait des défis qui comprenaient l'intégration même du produit et qui ont été diffusés en ondes, puis qui ont constitué les exécutions d'une campagne présentée sur nos ondes et sur d'autres chaînes d'Astral.

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