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Nonante incite les entreprises à soutenir les droits de l'Homme

C'est une récente allocution de Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch, qui a incité Nonante à lancer une pétition.

L'agence de communication Nonante invite les entreprises à signer une pétition en faveur des droits de l'Homme. L'entreprise veut en effet profiter de la visite officielle qu'effectuera prochainement Jean Charest en Russie pour que le premier ministre québécois attire l'attention de son homologue russe, Vladimir Poutine, sur la question des droits de la personne en Tchétchénie.

Thierry De Greef, président-fondateur de Nonante, explique sur son blogue l'élément déclencheur de cette pétition : une conférence organisée vendredi dernier par le Conseil des relations internationales de Montréal (Corim). Son invité, Kenneth Roth (photo), directeur exécutif de Human Rights Watch, y soulignait le recul qu'accuse aujourd'hui le Canada en matière de droits de l'Homme dans le monde. Alors qu'il est prévu que Jean Charest et Vladimir Poutine signent une entente de coopération sur divers domaines (économie, culture, éducation, environnement...), Nonante voudrait également que les notions de droits de la personne soient à l'ordre du jour.

Pour ce faire, l'entreprise a initié une pétition qui s'adresse autant aux citoyens qu'au secteur corporatif. "Peut-être n'est-ce pas à nous de le faire [...] en tant que compagnie, peut-on lire sur le blogue de Nonante. Nous ne sommes ni une ONG, ni un journal. Pourquoi une compagnie ne pourrait-elle pas ? [...] Pourquoi pas aussi toutes les autres ayant une approche intégrée de responsabilité sociale ? Avant toute chose, nous sommes des humains rassemblés, formant une société, qu'elle soit ensuite anonyme ou non, incorporée ou non. Tous, nous avons un rôle humain et social qui peut influencer. Qui doit influencer. Si aujourd'hui, les compagnies [...] faisaient pression au même titre que les citoyens? C'est ainsi que je vois la responsabilité sociale d'une entreprise dont on nous parle tant. En dehors des intérêts de l'image de marque, avoir le courage de ne pas accepter. Et de ne pas justifier une indifférence, une inaction."

Thierry De Greef compte remettre personnellement la pétition à Jean Charest lors de l'allocution qu'il donnera au Corim le 23 novembre. Pour signer la pétition, cliquer ici.

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