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Yanik Deschênes: "Nous sommes très bien positionnés pour faire face à la nouvelle réalité"

Yanik Deschênes, président-directeur général de l'Association des agences de publicité du Québec

Yanik Deschênes a assisté la semaine dernière à l'Advertising Week de New York, au cours duquel la fragmentation des médias a beaucoup fait parler. Le président-directeur général de l'Association des agences de publicité du Québec (AAPQ) a d'ailleurs constaté que les agences québécoises sont bien positionnées pour faire face à cette fragmentation.

Pour quelles raisons y êtes-vous allé?
Tout d'abord, pour chercher du contenu et voir les tendances à venir pour ensuite transmettre le tout aux agences membres de l'AAPQ. Ensuite, j'y étais dans l'optique de préparer la première mission commerciale du Yul-Lab, à Chicago en novembre prochain. C'était une belle occasion de rencontrer des annonceurs potentiels et des contacts-clés pour la préparer. Troisièmement, je m'y trouvais pour voir dans quelles mesures le Yul-Lab pourrait participer à l'édition de l'an prochain. Je voulais connaître les critères, puisque nous aimerions y présenter une conférence.

Quelles sont les tendances marquantes observées au cours de la semaine?
Les conséquences de la fragmentation des médias sur les agences, les annonceurs et les médias constituent le principal thème abordé durant tout l'événement. Beaucoup de pistes ont été explorées au cours de séminaires. Il semble y avoir un constat quant à cette fragmentation et son impact. Dans un univers où il y a une fragmentation des médias et où il n'aura jamais été aussi difficile d'atteindre un consommateur que maintenant, le talent sera capital pour comprendre cet univers et se démarquer. De plus, la pertinence pour un annonceur de parler à l'agence sera importante afin de comprendre cette fragmentation. Auparavant, c'était somme toute assez simple d'atteindre le public, défini par des critères sociodémographiques. Maintenant, il faut définir les gens en fonction de leurs intérêts, un exercice plus difficile. Et c'est gens-là consomment une multitude de médias. Les campagnes créatives doivent être uniformes par rapport à ces différentes plateformes. Une agence qui comprend cet univers a beaucoup d'avenir.

À la lumière de ce que vous avez vu et entendu à l'Advertising Week, où se positionne l'industrie publicitaire québécoise?
Nous sommes très bien positionnés pour faire face à la nouvelle réalité. La crise économique s'est fait sentir de façon plus importante aux États-Unis, et les agences y ont été très touchées. De plus, la montée du numérique, combinée à la crise économique, a créé la "tempête parfaite" à laquelle ils ont dû faire face. Au Québec, cette "tempête parfaite", nous l'avons vécue, mais à une moins grande intensité. Je constate que nos agences sont bien positionnées pour répondre à cette nouvelle tendance de la fragmentation.

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