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Les employés de La Presse reçoivent un ultimatum

Édition d'hier du journal La Presse

Les employés de La Presse ont été avisés par leur employeur que le journal et le site Cyberpresse pourraient cesser leur publication dès le 1er décembre si les syndiqués ne peuvent s'entendre avec la direction d'ici là.

"Comme vous le savez, les journaux d'ici et d'ailleurs font face à un défi réel. Avec sa structure de coûts élevée et confrontée à l'effondrement de ses recettes publicitaires, La Presse ne fait pas exception. Son modèle d'affaires actuel n'a aucune chance de survivre", a écrit Guy Crevier, éditeur de La Presse, dans une lettre envoyée aux employés, dont le contenu a été rapporté hier dans divers médias, dont Les Affaires.

Gesca a réitéré sa demande à ce que les syndiqués, sans convention collective depuis le 31 décembre 2008, réduisent les coûts d'exploitation de 13 millions$. Au total, la direction souhaite diminuer ses coûts de 26 millions$.

La Presse a déjà cessé la parution de son édition du dimanche et a réduit la taille du quotidien, en plus d'obtenir du financement d'institutions financières. L'abandon de la semaine de travail de quatre jours serait un élément-clé des négociations en vigueur. Gesca compte aussi sur l'ajout de trois heures à la semaine de travail, sur une réduction des salaires de 6% et sur les départs volontaires pour réduire les frais.

Hier après-midi, les syndiqués du quotidien ont convié les médias à un point de presse devant l'édifice du journal. Un calendrier de négociations a été proposé à la direction. Ils rappellent, dans un communiqué, qu'ils en étaient rendus à cette étape, "ultimatum ou pas".

Les autres quotidiens de Gesca, notamment Le SoleilLe Nouvelliste et Le Droit, ont aussi reçu le mandat de revoir leur structure de coûts.

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