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Des Canadiens pas vraiment verts

Cossette et Summerhill ont dévoilé les résultats d'une étude prouvant que Canadiens et Québécois surestiment leur capacité d'engagement environnemental.

Le sondage a été réalisé auprès de 1000 personnes réparties dans tout le pays. Elles devaient s'attribuer une note générale en matière de mode de vie écologique, puis déclarer leurs comportements réels dans six catégories: énergie, alimentation, recyclage, réutilisation, rendement du carburant et préférence pour des produits verts. Il en résulte "l'écart vert", qui mesure la différence entre le degré d'écologie que les Canadiens s'attribuent et ce qu'ils font réellement. 

Ainsi, l'enquête démontre un "écart vert" de 40% entre l'autoperception et les actes réels pour améliorer l'environnement, ainsi que les faits saillants suivants:

- L'écart vert le plus important (40%) correspond aux transports et résulte du faible taux d'adoption des solutions de rechange (retraits de carbone, transports en commun, véhicules hybrides...).

- Les jeunes adultes sont les plus réalistes puisqu'ils s'attribuent les notes les plus basses en "autoperception" et démontrent l'écart vert le plus réduit de tous les groupes d'âge.   

- Les femmes ont plus de chances de tenir compte des considérations environnementales dans leurs achats au quotidien, mais une certification environnementale ne constitue pas toujours un élément décisif en faveur de produits plus écologiques.

- Les Québécois ont davantage de chances d'être influencés positivement par la certification écologique des produits emballés. Ils sont les plus nombreux au pays à utiliser des sacs en tissu réutilisables pour leur épicerie. Cependant, ils obtiennent la moins bonne performance en matière de compostage.

À noter que l'écart vert réel pourrait s'avérer encore plus important, car les déclarations des participants diffèrent souvent de leur comportement réel en matière écologique.

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