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Quebecor devant la Cour supérieure

À partir d'aujourd'hui, la Cour supérieure du Québec entendra les représentations de Quebecor/Corporation Sun Media à propos de l'utilisation de briseurs de grève lors du lock-out au Journal de Québec.

En décembre dernier, la Commission des relations de travail du Québec (CRT) avait conclu que Quebecor/Sun Media avait contrevenu à la loi en utilisant des briseurs de grève au cours du conflit de travail. En janvier, le groupe médiatique avait demandé la révision judiciaire de cette décision. Selon le jugement du CRT, il y avait eu "simple substitution des travailleurs". Au total, l'organisme a identifié 12 personnes et cinq entreprises ayant contribué à fournir le quotidien pendant le lock-out.

Pendant ce temps, le conflit au Journal de Montréal se poursuit. Le Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal (STIJM) a tenu une manifestation mercredi dernier aux abords du Centre Bell. Lors d'un entretien avec Les Affaires, le président du syndicat, Raynald Leblanc, a déploré que le président et chef de la direction de Quebecor, Pierre Karl Péladeau, avait rejeté un retour à la table des négociations. Selon lui, si l'entreprise a les moyens d'acquérir le Canadien de Montréal, elle a les moyens de régler le conflit.

Vendredi, le STIJM a écrit au premier ministre du Québec, Jean Charest, pour lui demander de ne pas soutenir financièrement Quebecor dans une transaction visant à acheter l'équipe de hockey. Selon le syndicat, il serait "immoral" que l'argent des contribuables québécois soutienne Quebecor. Le ministre des Finances, Raymond Bachand, avait déclaré pouvoir offrir une aide monétaire à tout groupe d'acquéreurs composé majoritairement d'intérêts québécois.

Les travailleurs du Journal de Montréal sont en lock-out depuis janvier dernier.

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