La référence des professionnels
des communications et du design

Audiences du CRTC: des licences plus courtes

Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications du canadiennes (CRTC) a amorcé hier matin à Gatineau ses audiences sur le renouvellement des licences de certaines chaînes de télévision, dont TVA et CTVglobemedia.

Lancées dans un contexte économique difficile pour les télévisions privées, les audiences se déroulent en deux parties. La première porte sur des enjeux tels que la contribution à la programmation canadienne et la transition en mode numérique, tandis que la seconde porte sur le renouvellement des licences des télévisions privées.

Konrad Von Finckenstein, président du CRTC, a affirmé que dans le contexte économique actuel, il serait hasardeux de fixer des conditions de licences à long terme. Si le CRTC examine habituellement des licences d'une durée de sept ans, certaines pourraient cette fois être limitées à un an.

En début d'audience, CTVglobemedia a expliqué la crise des télévisions privées conventionnelles par la baisse des revenus publicitaires, la fragmentation des auditoires et la concurrence du web, sans oublier la récession. Selon le président de CTVglobemedia, Ivan Fecan, le système actuel avantage trop les entreprises de distribution (câble et satellite), les producteurs indépendants et les associations de créateurs et d'artistes.

Pour la première fois, le CRTC a présenté, sur la base d'une étude qu'il avait commandée, ses propres calculs sur les montants que les télévisions privées récolteraient s'il leur était permis de faire payer les abonnés. Ainsi, si un tarif de 50¢ par abonné par mois et par chaîne généraliste était demandé, 352 millions$ seraient générés, 260 millions$ pour les chaînes privées conventionnelles et 92 millions$ pour Radio-Canada et CBC, les chaînes spécialisées touchant déjà des redevances. De façon plus précise, selon les calculs du CRTC, TVA obtiendrait 26 millions$, TQS 23 millions$ et RNC 4,4 millions$.

comments powered by Disqus