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Fernando Rodès: "Investir au Canada est l'une de nos priorités"

Fernando Rodès, président d'Havas International

Pour Fernando Rodès, président d'Havas International, de passage à Montréal la semaine dernière pour l'inauguration des nouveaux bureaux de l'agence Palm + Havas, le Canada constitue l'un des marchés les plus intéressants où investir ces temps-ci.

Après Montréal, vous avez annoncé l'ouverture de bureaux Palm + Havas à Toronto et à Chicago. Pourquoi le faire sous cette marque plutôt que sous une autre, comme EuroRSCG?
En intégrant une agence canadienne très respectée comme Palm au réseau mondial Havas, nous entendons créer une référence dans le marché nord-américain. Palm + Havas est une agence placée sous le signe de l'interactivité et de la pensée intégrée, ce qui correspond à l'état du marché au Québec et dans le reste du Canada. C'est aussi une formule qui s'adapte très bien à un marché particulier comme celui de Chicago. Ce nouveau bureau complète l'offre du groupe, déjà présent dans cette ville avec l'agence EuroRSCG et l'agence médias MPG.

Justement, Havas est un groupe très présent en Europe; il l'est moins en Amérique de Nord. La naissance de Palm + Havas Montréal représente-t-elle une façon d'amorcer de nouvelles implantations sur le continent?
Je dois vous corriger. Avec nos marques EuroRSCG et MPG, le marché américain représente 30% des revenus du groupe et constitue donc notre premier marché. Notre agence numéro 1, par exemple, est EuroRSCG New York. Cette perception que nous ne sommes pas un joueur majeur en Amérique du Nord, assez répandue, s'explique certainement par le fait que notre présence est très atomisée aux États-Unis. Nous avons un travail d'unification et d'agglomération à effectuer dans les années à venir pour y remédier.

Pourquoi alors avoir choisi le Canada avant les États-Unis pour l'implantation de cette nouvelle marque?
Avec le Brésil, le Canada est incontestablement l'un des marchés les plus intéressants où investir ces temps-ci. Il y a ici la créativité, un vrai multiculturalisme qui enrichit les échanges, une véritable conscience de l'importance du développement durable et beaucoup de talents. Lorsque le groupe s'est lancé, de façon un peu boulimique, dans l'acquisition d'agences de 1999 à 2004, le Canada n'était clairement pas une priorité. Nous n'avions pas alors la connaissance de ce marché que nous avons aujourd'hui. C'est une erreur que nous ne voulons pas reproduire.

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