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Yanik Deschênes: "Les réussites québécoises doivent rayonner"

Yanik Deschênes, président-directeur général de l'Association des agences de publicité du Québec

Pour Yanik Deschênes, dont la nomination comme président directeur-général de l'Association des agences de publicité du Québec a été annoncée hier, l'industrie québécoise de la publicité a clairement une place à prendre sur le marché international. "Il faut commencer par faire rayonner nos réussites sur le plan mondial. Là-dessus, je dois dire que le travail est déjà très bien amorcé." L'AAPQ a aussi entrepris d'obtenir, pour l'industrie publicitaire, l'aide du gouvernement québécois, ce qui semble porter fruits: selon l'article paru hier dans La Presse affaires, le ministère des Affaires municipales a accepté de verser 200 000$, notamment pour le site Montréal.ad. Et le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'exportation étudie les demandes de subvention reçues de l'AAPQ. Yanik Deschênes entre en poste lundi prochain, le 30 mars.

Comment voyez votre principal défi à l'AAPQ?
Je suis persuadé de l'importance et de la capacité, avec des projets comme Montréal.ad, de faire rayonner l'industrie publicitaire à l'international. L'on doit positionner Montréal comme une capitale mondiale de la création. Guy Laliberté, fondateur du Cirque du Soleil, vient encore de le dire: la plus grande richesse du Québec, c'est sa créativité. L'avenir de Montréal passe par la créativité. Et je dois reconnaître que beaucoup de travail a déjà été accompli par mon prédécesseur à l'AAPQ: rallier les 64 agences membres autour de cet objectif commun, ce n'était pas rien. Et puis, l'on a concrétisé le projet, mis en ligne le portail. Maintenant, il faut faire connaître l'industrie dans les différents milieux: dans les médias, le public et aussi les gouvernements.

Concrètement, quelles seront vos priorités?
S'il fallait les résumer en trois objectifs, il y aurait, en premier, mieux faire connaître l'industrie au grand public. Deuxièmement, se concentrer sur la formation: l'industrie est en pleine mutation, et il faut que les formations demeurent en phase avec la réalité pour qu'on puisse former des gens de niveau mondial; il y a déjà eu un travail extraordinaire avec HEC Montréal, pour le DESS; et l'AAPQ a un rôle à jouer pour s'assurer de la qualité et de la pertinence des contenus dans les formations. Enfin, il faut se faire connaître à l'international: gagner des prix et faire connaître les réussites du Québec. C'est comme cela qu'on pourra attirer des annonceurs de partout. Le Québec est bien placé pour conquérir le monde.

Qu'avons-nous de particulier à offrir, exactement?
Outre le fait que le talent créatif est là, on se trouve aussi dans un contexte unique. D'abord, à cause de notre situation géographique privilégiée, avec la diversité culturelle et linguistique d'ici. Mais l'on a aussi un contexte médiatique très particulier, avec des médias très bien suivis et très puissants qui font que c'est un endroit privilégié pour tester des idées créatives.

Comment le contexte économique vient-il, selon vous, affecter ces perspectives?
Je trouve que de telles initiatives, justement, arrivent à point nommé. C'est sûr que, depuis environ 10 ans, il y a un glissement des mandats et de l'activité vers Toronto, New York ou ailleurs. Mais justement, tous les bouleversements qui se passent nous donnent maintenant l'occasion de nous positionner à l'échelle mondiale, d'attirer l'attention des annonceurs sur une façon différente de faire les choses.

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