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Compressions chez Transcontinental: "Les Affaires continuera de croître"

Stéphane Lavallée, éditeur du groupe Les Affaires et Magazines d'affaires de Transcontinental

Stéphane Lavallée, éditeur du groupe Les Affaires et Magazines d'affaires, revient sur l'annonce la semaine dernière par Transcontinental de la suppression de 300 postes au Québec et sur l'impact que cela aura, ou non, sur les publications qu'il dirige.

Concrètement, qu'est-ce qui va changer pour Les Affaires, Affaires Plus et Commerce?
Cela ne va pas avoir d'impact important sur les publications. Affaires Plus et Commerce passeront respectivement de 12 numéros par an à 10 et 8 parutions annuelles. L'hebdomadaire Les Affaires passera, lui, de 50 publications l'an à 48. Les numéros qui vont se retrouver jumelés, soit pendant l'été et le temps des fêtes, seront l'occasion de traiter certains sujets dans une optique différente, par exemple en mettant davantage l'accent sur les préoccupations de gestion de notre lectorat. Et puis, nous gardons tout de même la plus grande salle de presse en journalisme d'affaires au Québec. Concrètement, notre organisation compte même plus de membres cette année qu'à la même période l'an dernier. Nous avons notamment créé la division les événements Les Affaires, qui nous permet d'organiser Les Grandes Conférences Les Affaires et Les Rendez-vous financiers Les Affaires. Nous avons également développé le web, par exemple en ajoutant un poste de chef des nouvelles web. Finalement, nous continuons de croître, mais pas dans le secteur traditionnel.

Cela va-t-il retarder la refonte du journal Les Affaires entamée lors de votre arrivée l'an dernier?
Pas du tout. La refonte est déjà achevée, bien que cela reste un travail en continu. Dans les médias imprimés, rien n'est immuable. Pour ce qui est de la refonte de notre site web, les compressions n'occasionneront pas de délai. Tout simplement parce que nous pensons qu'il est capital, dans le contexte actuel, de continuer d'aller de l'avant et de renforcer notre position de service numérique.

Les compressions ont été justifiées par la crise économique mondiale actuelle. La crise généralisée dans l'imprimé n'est-elle pas aussi en cause?
Je pense qu'il est très difficile de dissocier les deux. En tant que média imprimé, nous avions déjà entamé un processus de transformation. Nous nous en allions vers des mesures comme celles-là, nous avons seulement dû les prendre plus rapidement. Je suis par ailleurs foncièrement convaincu qu'une fois la crise terminée, l'univers des médias imprimés aura été durablement transformé.

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