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La Jeune chambre veut dynamiser l'entrepreneuriat social

Le restaurant Robin des bois constitue l'un des exemples d'entrepreneuriat social mentionnés par la Jeune chambre.

L'entrepreneuriat social doit faire l'objet d'une reconnaissance et d'un soutien particulier afin de dynamiser cet esprit d'initiative qui associe stratégie économique et projet social. Tel est le message qu'envoie la Jeune chambre de commerce de Montréal à travers la publication, cette semaine, d'un mémoire consacré à l'entrepreneuriat social.

Se distinguant d'autres approches telles que l'économie sociale (qui met notamment les membres au coeur des décisions) ou la responsabilité sociale des entreprises (dont la mission n'est pas nécessairement orientée vers un but social), l'entrepreneuriat social doit, selon la Jeune chambre, faire l'objet d'une reconnaissance publique, elle-même possible par une définition commune de ce concept.

Pour cela, elle propose de définir une telle entreprise à partir de ces quatre éléments fondamentaux : réaliser une mission sociale (lutter contre l'exclusion, valoriser un territoire, développer un lien social...), générer des revenus et utiliser un modèle d'affaires (modèle économique viable, réponse à une demande, indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics...), innover (par son approche entrepreneuriale, par l'établissement d'un réseau social créatif et diversifié...), et diversifier ses partenaires et ses sources de financement de manière durable (engagement des parties prenantes...). Elle cite d'ailleurs plusieurs exemples qui répondent à ces critères, comme le restaurant Robin des bois, qui fonctionne en grande partie sur le bénévolat et qui alloue tous ses profits à des organismes caritatifs.

Rappelant que les secteurs à but non lucratif constituent aujourd'hui la 7e économie globale en importance, la Jeune chambre souhaite que le concept d'entrepreneuriat social soit mieux reconnu et encouragé. Pour cela, elle recommande de faciliter le développement des entreprises sociales en leur accordant des avantages financiers (crédits d'impôt, subventions, prêts), qu'au moins l'une des universités québécoises se dote d'un centre de recherche et d'enseignement dédié à ce sujet et que les pouvoirs publics facilitent la reconnaissance et la réussite des entrepreneurs sociaux chez les 18-40 ans.

De son côté, la Jeune chambre s'engage à soutenir l'entrepreneuriat social, notamment en en faisant la promotion auprès de la relève et en accompagnant quatre entrepreneurs en démarrage durant un an.

Pour télécharger le mémoire, cliquer ici.

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