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Web analytique: trois questions à Simon Rivard

Simon Rivard, vice-président, marketing, de Canoë

Simon Rivard, vice-président, marketing, de Canoë, sera conférencier lors de la Journée-conférences Infopresse sur le web analytique, le 29 avril prochain; il a répondu à quelques questions.

En temps de crise, que peut apporter le web analytique aux entreprises?
En période de crise économique, le premier bénéfice que les organisations peuvent en tirer est de bien comprendre leur modèle d'affaires. Si l'on est aux commandes d'un avion, la nuit et sans tableau de bord, notre chance de survie est nulle. Il en est de même pour les entreprises qui fonctionnent sans indicateur. Le web analytique permet deux choses. La première est de mesurer avec précision le coût par acquisition (CPA), et donc de maximiser le budget publicitaire d'un point de vue marketing. La seconde est aussi importante. Il s'agit de comprendre l'expérience utilisateur et de l'optimiser, c'est-à-dire de maintenir la pertinence du contenu dans le cas d'un site de contenu, et d'optimiser le parcours utilisateur dans le cas d'un site transactionnel.

Y a-t-il un travail de sensibilisation à réaliser auprès des entreprises pour qu'elles utilisent cet outil ou bien est-ce désormais quelque chose d'acquis? 
La connaissance et l'utilisation du web analytique par les entreprises varie selon les industries. Certaines sont très matures, comme le commerce au détail et le secteur des assurances. Mais globalement, depuis deux ans, on assiste à l'émergence de l'importance du web analytique, principalement parce que le web est devenu critique pour les organisations. Il y a 5 ou 10 ans, c'était marginal, mais aujourd'hui, les organisations investissent énormément de temps et d'argent dans leurs infrastructures technologiques pour être vraiment au point. Avec de tels investissements, on n'a pas le choix de mesurer les résultats et de les optimiser.

Qui sont les nouveaux joueurs dans le domaine?
Actuellement, on assiste davantage à un écrémage des plateformes. Du côté des gratuits, Google Analytics occupe le haut du pavé. Chez les payants, c'est Omniture. S'il n'y a pas beaucoup de nouveaux joueurs, on assiste néanmoins à des innovations. J'en vois quatre principales. La première est un outil qui permet de mesurer l'impact de certains nouveaux médias, comme la vidéo. La deuxième concerne les appareils mobiles tels l'iPhone, le BlackBerry et les cellulaires. La troisième permet d'effectuer un suivi de la consommation de contenu à l'extérieur de son site, par exemple par les flux RSS. Enfin, l'un des nouveaux outils intéressant particulièrement les professionnels du marketing sont les tests AB, ou comparatifs. Ils permettent de comparer la performance de deux campagnes ou de deux concepts. Dans ce cas-ci, le web permet d'établir une différence entre ce que les utilisateurs désirent vraiment et ce que les marketers pensent qu'ils veulent.

Seront également conférenciers, Jim Sterne, gourou dans le domaine et président de la Web Analytics Association, Jonathan Levitt, vice-président, marketing d'Iperceptions, et Henri Dolino, directeur des ventes en ligne d'Yves Rocher Amérique du Nord. Pour plus d'information et pour vous inscrire, cliquez ici.

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