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Conflit au Journal de Montréal: L'heure juste vs Rue Frontenac

Alors que le conflit de travail se poursuit au Journal de Montréal, tant la direction que le syndicat communiquent pour défendre leur point de vue, chacun dans son média.

Mercredi, les syndiqués ont tenu une manifestation devant les bureaux du siège social de Quebecor, À Montréal. "Nous souhaitons convenir d'une convention collective satisfaisante, dans le respect de ceux qui ont fait du quotidien de la rue Frontenac le numéro 1 au Québec et des conditions qui assurent la qualité de l'information", ont-ils expliqué.

Lors de la manifestation, des tracts ont été distribués aux passants, leur demandant de ne plus lire Le Journal de Montréal, d'annuler leur abonnement, de ne pas acheter le quotidien ni d'y placer de la publicité.

La semaine dernière, les employés en lock-out lançaient officiellement le site web Rue Frontenac, qui comprend entre autres des articles d'actualité sous diverses rubriques, incluant sports, affaires, spectacles et nouvelles générales.

Du côté de la direction, les cadres assurent toujours la publication du journal. Dans l'édition de mercredi, Lyne Robitaille, présidente et éditrice, a publié un texte voulant rétablir des faits à la suite de l'apparition de Raynald Leblanc, président du syndicat, à l'émission Tout le monde en parle. Le journal tient également sur son site web une rubrique intitulée "L'heure juste", qui expose le point de vue de l'employeur. Le 26 janvier dernier, Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Quebecor Média, s'était adressé aux lecteurs de la publication en pages 2 et 3 afin d'expliquer les raisons du lock-out. (voir l'article)

D'autre part, les partis de l'opposition à Ottawa emboîtent le pas à des députés de l'Assemblée nationale du Québec en refusant désormais toutes les entrevues aux cadres du Journal de Montréal. Denis Coderre, lieutenant politique du Parti libéral du Canada au Québec, assure que le parti respectera les piquets de grève. Le Parti conservateur ne voit toutefois aucun problème dans le fait d'accorder des entrevues.

Quelques chroniqueurs ont aussi cessé leur collaboration. Samedi dernier, l'ex-premier ministre du Québec Bernard Landry annonçait qu'il ne signerait plus sa chronique. Il explique sa décision par le fait que le journal est maintenant monté à Toronto.

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