La référence des professionnels
des communications et du design

Le Journal de Montréal en lock-out

Les membres du Syndicat des employés du Journal de Montréal sont en lock-out depuis samedi matin, alors que les syndiqués de The Gazette font aussi face à la possibilité d'un arrêt de travail.   

Le Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal avait signifié vendredi par communiqué que les négociations étaient rompues, et la direction de Quebecor a décrété un lock-out samedi matin. Jeudi matin, dans une ultime tentative, les négociations avaient repris, mais sans succès. 

En pages 2 et 3 de l'édition du samedi, un article signé par Lyne Robitaille, éditrice du Journal de Montréal et intitulé "Des changements nécessaires pour assurer notre avenir", faisait le point sur le conflit de travail, et expliquait le point de vue de la direction. "Dans le nouveau monde des médias, la convention collective du Journal de Montréal fait davantage office de miroir du passé que de reflet de l'avenir", écrit-elle notamment.

Le syndicat et l'employeur menaient une période de négociations intensives depuis le début de janvier. (voir l'article)

D'autre part, The Gazette, propriété de Canwest, fait aussi face à un lock-out. Les journalistes et employés du service à la clientèle du quotidien anglophone, réunis hier en assemblée générale, ont rejeté massivement les dernières offres patronales, à 80,5% pour les journalistes, et à 73,3% pour le service à la clìentèle. Une entente est cependant intervenue avec les employés de la publicité du journal, qui ont accepté à 65% l'offre de l'employeur. Selon la Presse Canadienne, ceux qui ont refusé les dernières offres patronales n'ont cependant pas accordé de mandat de grève à leur syndicat, et ont réitéré leur intention de continuer à négocier. Les quelque 200 syndiqués étaient sans contrat de travail depuis cet été, et les négociations avaient commencé en juillet.

comments powered by Disqus