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Lock-out en vue au Journal de Montréal

Un lock-out pourrait être déclenché ce dimanche au Journal de Montréal, les négociations entre le syndicat et les dirigeants étant suspendues depuis lundi.

Les 260 membres du syndicat ont été conviés à une assemblée générale extraordinaire hier. Du côté de la direction, les cadres avaient été convoqués à une réunion sous huis clos de dernière minute mardi après-midi dans le bureau du rédacteur en chef.

Depuis le 6 décembre dernier, des négociations intensives se déroulaient en présence du conciliateur Pierre-Marc Bédard nommé par le ministre du Travail. Une trêve avait alors été conclue jusqu'au 23 janvier, c'est-à-dire demain. À partir de cette date, les syndiqués pourront entamer des moyens de pression, ou Quebecor décréter un lock-out, les deux parties ayant obtenu ces droits le 1er janvier dernier.

Aucune déclaration ne sera émise demain, un embargo étant maintenu jusque-là.

Quebecor et le syndicat des travailleurs du Journal de Montréal ne s'entendent pas, entre autres, sur le nombre d'heures de travail et l'abandon de la semaine de quatre jours pour tout nouvel employé. Le Syndicat des travailleurs de Journal de Montréal, affilié à la CSN, redoute également un nouveau plan de Quebecor qu'il qualifie de "convergence illimitée".

Le 7 janvier, Quebecor avait contesté une décision de la Commission des relations de travail qui statuait que le Journal de Québec avait recouru à des briseurs de grève pendant les 16 mois du conflit. Ceux-ci provenaient entre autres de l'agence de presse Nomade.

Si le lock-out se concrétise, ce sera le premier de l'histoire du Journal de Montréal, créé en 1964 lors d'une grève au quotidien La Presse.

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