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Gladwell et cie: l'innovation dans tous ses états

C'est hier qu'avait lieu la Journée Infopresse360 sur l'innovation, avec comme conférencier d'honneur Malcolm Gladwell, journaliste au New Yorker et auteur des best-sellers The Tipping Point, Blink et maintenant Outliers.

Les 600 personnes qui ont assisté à cette 200e Journée-conférences Infopresse provenaient des agences (Cossette, Bos, Publicis, Marketel, etc.), des médias (La Presse, Radio-Canada, Transcontinental, The Gazette) et de grandes entreprises (Bell, Banque Nationale, Rona, La Capitale, etc.).

Malcolm Gladwell, qui, dans Outliers, s'est penché sur l'histoire des prodiges et des succès exceptionnels, a souligné, tant pour les individus que pour les organisations, l'importance primordiale du travail, de l'expérience et de la vision à long terme. Alors que dans son livre, il traite d'exemples qui vont de Bill Gates aux Beatles, il a, dans sa conférence, décortiqué l'histoire du groupe Fleetwood Mac pour désamorcer quelques idées reçues. "On a souvent l'impression que les succès hors de l'ordinaire dépendent surtout de talents innés et de coups de chance. Pas vraiment, car il faut 10 000 heures de travail pour devenir un expert dans son domaine", a-t-il expliqué. Ainsi, avant d'enregistrer Rumors, l'un des albums les plus vendus de l'histoire, le groupe avait enregistré pas moins de 17 disques, pas tous des chefs-d'oeuvre. Les musiciens, indiquait Gladwell, ont ainsi pu se perfectionner et expérimenter divers genres musicaux. Quant à  leur maison de disques, elle les a soutenus, bon an mal an, pendant tout ce temps. "Les entreprises doivent faire preuve de vision à long terme et de patience", dit-il.

Auparavant, Anita Sands, vice-présidente et chef de l'innovation de Citi, à New York, avait ouvert la journée, en parlant des meilleures façons de favoriser l'innovation en entreprise. "En temps de crise économique, la pire erreur que puisse commettre une organisation, c'est de sabrer dans l'innovation. On doit au contraire redoubler d'efforts dans ce domaine. Je prédis d'ailleurs que, dans cinq ans, nous assisterons à une foule d'innovations, nées et menées à terme grâce à la situation actuelle."

Laurent Simon, professeur de HEC Montréal et spécialiste de l'innovation, en puisant dans son expérience de consultation avec diverses entreprises dont Ubisoft, a notamment souligné les nouvelles réalités que doivent avoir en tête les entreprises pour le recrutement. "On ne regarde plus seulement ce que les gens connaissent, mais qui ils connaissent, quelles autres ressources ils pourraient amener dans la compagnie, a-t-il dit. Et, de plus en plus, l'on recherche des gens avec une grande curiosité, des intérêts diversifiés."

Enfin, Peter Andrews, vice-président, innovation, d'IBM États-Unis, a détaillé quelques éléments qui permettent à sa firme de favoriser l'innovation depuis des décennies, à tous les niveaux hiérarchiques. "Une entreprise comme IBM, perçue par certains médias comme un dinosaure, n'aurait pas survécu si elle n'avait pas pris le chemin de l'innovation. Une innovation-type ne peut pas être applicable à n'importe quelle entreprise. Ce qui marche pour Google ne marchera pas pour Apple, qui ne marchera pas pour IBM, qui ne marchera pas pour Vodafone."

Toutes les photos de l'événement seront en ligne dans les prochains jours sur notre galerie Flickr, dans la section Conférences.

La Journée Infopresse 360 sur l'innovation était une présentation de Transcontinental, en collaboration avec la Fédération des producteurs de lait du Québec et The Gazette. Les partenaires médias sont Le Grenier aux nouvelles, Lesaffaires.com, Le Devoir et Marketing.

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