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Barack Obama et son BlackBerry © JIM COLE/AP/SIPA

Le nouveau président américain élu est le premier à s'inscrire dans l'ère des technologies de l'information: un homme en avance sur son administration?

Facebook, Twitter, YouTube. Durant la campagne, l'ancien candidat démocrate a été le premier à occuper le terrain en ligne de manière si complète. Désormais élu, Barack Obama compte bien continuer de se servir d'internet pendant son mandat.

Le 44e président des États-Unis dispose en effet de ressources considérables qu'il serait dommage d'abandonner une fois installé à Washington. Pas moins de dix millions d'adresses de courriel sont ainsi référencées dans sa base de données depuis deux ans. Par ailleurs, Barack Obama compte parmi ses conseillers des experts du domaine: Chris Hugues, cofondateur de Facebook, et Eric Schmidt, PDG de Google, qui a récemment intégré le comité de transition du nouveau président.

Change.gov, le site mis en place pour suivre la préparation du nouveau mandat, donne le ton. On y retrouve un blogue, et Barack Obama y poste chaque semaine une vidéo YouTube présentant l'avancée des dossiers traités. Une fois en place, des séances de clavardage avec les citoyens américains seront au programme. Cette débauche des promesses technologiques va à l'encontre des pratiques de George W. Bush, qui n'avait toujours pas d'ordinateur installé dans le bureau ovale.

Pour autant, la "frénésie 2.0" de Barack Obama risque d'être freinée par la loi entourant le président. Obama, accro à son BlackBerry, va ainsi devoir l'éteindre pour au moins quatre ans. Le "Presidential Records Act" permet en effet la diffusion des communications présidentielles aux représentants de la loi (en cas d'enquête) et aux citoyens. Tous ses courriels pourraient donc se retrouver publics du jour au lendemain. C'est pour cette raison que George W. Bush a dû abandonner son adresse de courriel pendant huit ans.

Le nouveau président, si à l'aise avec les nouvelles technologies, devra donc se contenter de téléphones sécurisés, comme il se doit, à partir du 20 janvier prochain.

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