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Trois questions à Jacques Duval

Jacques Duval explique pourquoi Isabelle Hudon lui succède à la présidence de Marketel, alors que lui-même devient président du conseil de l'agence.

Pourquoi avez-vous décidé de changer de rôle?
La campagne que nous avons conçue en 2004 pour la relance d'Air Canada avec Céline Dion a été un déclencheur. Nous avons réalisé un coup fumant en matière de "branded entertainment": une chanson qui, en plus d'être le "jingle" publicitaire, a été enregistrée avec Sony, et a grimpé dans les palmarès, une tournée des employés avec la chanteuse, un site web avec un concours, le plus gros programme coop dans l'industrie du tourisme au Canada... C'était extrêmement multifacette et complexe à mort. Le tout avec une entreprise en faillite technique. Selon une évaluation à ce moment-là, la valeur de ce qui a été généré en relations publiques équivalait à environ 30 millions$. Ce ne sont pas des projets qu'on peut réussir chaque semaine, mais c'est le genre de choses qui montre que la pub, tout comme notre travail, évolue. J'ai constaté que c'est à cela que je dois de plus en plus travailler. Pas forcément juste à l'échelle du Québec. Et je l'ai clairement indiqué à nos partenaires, chez McCann. Mais pour cela, je dois pouvoir mettre les pieds à l'extérieur de l'agence, me détacher de la gestion quotidienne.

À quoi va ressembler votre nouvelle façon de travailler et de structurer l'agence?
Honnêtement, je n'ai pas encore de plan précis. Je pourrais vous dire qu'on va ouvrir tel genre d'unité, telle division... Mais je ne sais pas encore à quoi devraient ressembler nos développements. C'est précisément ce à quoi je veux travailler. Et puis, il n'a jamais été dans nos habitudes de faire des annonces fracassantes. On parle de ce qu'on a fait, pas de ce qui s'en vient.

Et pourquoi Isabelle Hudon?
On voulait au départ quelqu'un qui diffère des profils "traditionnels" en pub: si l'on embauche toujours le même genre de monde, on va toujours obtenir les mêmes résultats. Il faut du nouveau. Un ami commun m'a suggéré Isabelle, alors que je mentionnais mes projets, et la nécessité de trouver quelqu'un possédant à la fois la carrure d'un chef d'entreprise et une sensibilité à des enjeux très divers, pas seulement sur le plan du marketing. Il faut combiner une belle maturité et de la fougue. Ça fait quelques années que je cherchais quelqu'un correspondant à tout cela, et je n'avais pas trouvé, jusqu'à ce qu'on me suggère Isabelle Hudon. On a commencé à se parler il y a quelques mois, et c'est tranquillement devenu un peu plus concret. On s'est entendu au début de septembre, à la fin de semaine de la fête du Travail.

Un autre aspect qui m'a guidé, c'est le fait que notre plus grand travers, chez Marketel, est d'être un secret bien gardé. On n'est pas le genre de boîte qui, historiquement, se pète les bretelles, et l'on ne fait pas souvent parler de nous. On s'occupe bien de nos clients, mais on ne fait pas beaucoup nos propres relations publiques. Avec Isabelle, je pense qu'on va régler ça.

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