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Greenpeace assiège AbitibiBowater

Les militants de Greenpeace, enchaînés aux portes du siège social d'AbitibiBowater, situé au 8e étage de l'édifice Sun Life, à Montréal. (photo: Martin Boudreault / Greenpeace)

Des militants de Greenpeace se sont introduits, hier matin, dans les locaux d'AbitibiBowater, s'enchaînant aux portes d'entrée de son siège situé dans le centre-ville de Montréal. Cette opération s'inscrit dans le cadre de la campagne de pression que mène Greenpeace sur l'entreprise forestière depuis un an.

Si AbitibiBowater a annoncé au début du mois mener actuellement une démarche de certification auprès du Forest Stewardship Council, Greenpeace lui demande toujours d'entreprendre des mesures permettant de protéger la forêt boréale (lire l'article). Selon l'ONG, moins de 3% des territoires forestiers pour lesquels l'entreprise détient un permis au Québec sont protégés.

"Comment AbitibiBowater peut-elle prétendre embrasser la cause du développement durable et au même moment refuser de mettre en réserve certains territoires de forêts intactes pour la création d'aires protégées?", souligne Mélissa Filion, responsable de la campagne Forêt boréale de Greenpeace.

Selon l'ONG, "des changements mineurs et des gestes environnementaux isolés ne suffiront pas à redresser le bilan de l'entreprise" ; seule l'application de mesures "cohérentes" à l'échelle de millions d'hectares de forêt permettront à AbitibiBowater de devenir "un leader du développement durable."

"Aujourd'hui, nous rappelons à David J. Paterson, Pdg d'AbitibiBowater, que tant qu'il refusera de protéger les forêts intactes, il rencontrera Greenpeace sur sa route", dit Mélissa Filion.

En appui aux militants qui ont perturbé les activités de l'entreprise à l'intérieur du siège social, d'autres bénévoles ont manifesté pacifiquement devant l'édifice, sur la rue Metcalf. Ils ont distribué des journaux sur lesquels on pouvait lire : "AbitibiBowater refuse de protéger la forêt boréale."

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