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Trois questions sur l'International des médias

En confrontant les publicitaires québécois aux approches européennes, Radio-Canada espère instaurer une réflexion chez les annonceurs d'ici, notamment sur la durée des pauses publicitaires et l'innovation média, explique Richard Portelance, directeur général du service commercial de Radio-Canada.

L'International des médias, au Centre des sciences de Montréal, les 25 et 26 septembre prochains, réunira plus de 300 professionnels de 19 pays d'Europe et d'Amérique, principalement des ventes et du marketing, ainsi que des régies publicitaires. Plusieurs conférenciers internationaux et locaux sont prévus, dont Jacques Deregnaucourt, directeur général adjoint de TF1 Publicité France, et Sunni Boot, de ZenithOptimedia.

D'où est venue l'idée de créer cet événement?
À Radio-Canada, nous assistons depuis six ans aux événements de l'European Group of Television Advertising (EGTA). Notre but est d'y découvrir de nouvelles idées venues d'Europe. C'est là que nous avons trouvé le concept du décompte pour nos publicités, de même que celui de l'"écran divisé" utilisé dans le cadre de l'émission "L'union fait la force". Dans ce dernier cas, l'écran se divise en deux pendant les 15 secondes où le concurrent réfléchit à la question. Dans l'un des deux écrans, nous diffusons de la publicité.

Au cours d'un des événements de l'EGTA, j'ai proposé qu'on tienne la prochaine conférence au Québec.

Pourquoi?
Nous voulons exposer les annonceurs d'ici à ce qui se passe ailleurs. Ce qui est bien, c'est que nous n'avons pas les mêmes annonceurs. Alors, les gens sont plus enclins à parler librement. Les présentateurs vont notamment discuter de multiplateforme, dont Jacques Deregnaucourt, qui viendra présenter les résultats d'une étude sur l'impact d'une campagne télé et web combinée. Les Européens ont aussi des choses à nous apprendre sur l'utilisation du téléphone mobile, où ils sont très en avance.

Vous dites vouloir exposer les annonceurs d'ici aux techniques européennes. Qu'est-ce que vous aimeriez voir changer dans l'approche publicitaire au Québec?
C'est sûr qu'on aimerait voir une diminution des pauses publicitaires. Nous considérons que des pauses plus courtes donnent une meilleure visibilité aux annonceurs. C'est aussi un moyen de forcer les publicitaires et les acheteurs médias à être plus créatifs. Par exemple, on a vu lors des Jeux olympiques que les interruptions publicitaires plus courtes et les pauses isolées étaient très appréciées des téléspectateurs.

Cela représente également un moyen d'enrayer le "zapping". Pour l'instant, avec 12 minutes par heure, 20% du temps d'antenne est consacré à la pub.

Pour plus d'information sur l'événement, contactez Diane Ripeau, de l'AMM-PCM, au (514) 842-5681, poste 4.

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