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Trois questions à Samuel Cattiau

Samuel Cattiau, consultant en packaging écodesign pour la firme française Étoile Azélie, a participé à la Journée-conférences Grafika sur le packaging durable; il explique en quoi consiste son travail auprès des entreprises.

Lorsque les organisations prennent contact avec vous, comment leur présentez-vous votre rôle?
Je commence habituellement par organiser une demi-journée de sensibilisation chez le client à laquelle je convie aussi bien les dirigeants que les responsables du marketing et les chefs de produits. S'ensuit une discussion qui vise à juger de la pertinence de la première action devant être engagée. Nous avons un rôle semblable à celui des agences lorsqu'elles travaillent à définir une identité de marque. Il nous faut, en entière collaboration avec les différents secteurs de l'entreprise, identifier les "points chauds" sur lesquels il faudra mettre l'accent en matière d'écoconception (qui nécessite une approche technologique et scientifique) et d'écodesign (qui fait appel aux notions de marketing et de stratégie). Mais il est très important que la décision finale et le rôle de décideur reviennent au client.

Selon vous, quelle est la définition du client idéal?
On pourrait croire que dans mon métier, le client idéal est l'entreprise presque intégriste qui pense, crée et vit "vert", mais parfois, ce type de client tend à fermer trop rapidement les portes à certaines options. Le client idéal est profondément convaincu que sa démarche est la bonne. C'est celui qui voit un réel intérêt à concevoir ses produits et leurs emballages sous l'angle de l'écodesign et c'est surtout celui qui voit au-delà de "l'image verte" que cela donnera à son entreprise et à la bonne conscience qui l'accompagne.

De quelle manière expliquez-vous à vos clients les contraintes qui sont inhérentes à ce type de démarche?
De la même manière qu'une agence identifie les forces et faiblesses d'une entreprise lorsqu'elle conçoit son image de marque, nous tentons d'identifier les domaines dans lesquels il y a le moins de freins à appliquer une démarche d'écoconception et d'écodesign. Cela permet de démarrer un projet très rapidement et de l'adapter par la suite à d'autres secteurs. Cela signifie dans la plupart des cas commencer par optimiser ou au moins réduire la matière utilisée, mais également, parfois, se rapprocher de ses fournisseurs pour imaginer ensemble des solutions plus adaptées.

Il est essentiel de toujours garder à l'esprit que l'emballage s'adresse aux consommateurs et qu'il ne faut pas leur enlever la dimension de plaisir: l'écodesign ne doit jamais dépouiller l'emballage des valeurs de l'entreprise.

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