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Trois questions à Steve Carbone

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Récemment nommé président, Amérique du Nord, de Nurun, Steve Carbone explique pourquoi il entend restructurer l'organisation interne de l'entreprise et réaliser des acquisitions aux États-Unis.

Avant d'entrer chez Nurun, Steve Carbone était membre de l'équipe de direction de G2, du groupe Grey. C'est la première fois que Nurun se dote d'un président pour toutes ses opérations en Amérique du Nord.

Nurun est une agence de marketing interactif appartenant à Quebecor Média et dont le siège social se trouve à Montréal. Elle compte environ 750 employés et 10 bureaux dans le monde.

Quelles seront vos priorités au cours de votre première année de mandat?
D'abord, je souhaite recentrer l'entreprise sur une approche client. Nous allons créer des équipes consacrées à des comptes, plutôt que d'aller d'un client à l'autre au gré des besoins. Cela permettra à nos employés d'acquérir une expertise propre au client.

En complément, nous allons concevoir un réseau de spécialistes dans nos bureaux dans le monde afin que les équipes de travail puissent bénéficier des meilleurs conseils dans chaque champ de spécialisation. Ainsi, tous nos bureaux pourront consulter notre expert en marketing électronique à Atlanta ou notre spécialiste des technologies de l'information à Montréal.

Prévoyez-vous prendre de l'expansion?
Oui, c'est le deuxième volet de mon mandat. Je recherche présentement des acquisitions potentielles, surtout aux États-Unis. L'ouest nous intéresse particulièrement, car nous n'y sommes pas présents. Mais nous pourrions également acheter des entreprises ailleurs, si elles s'ajoutent bien à notre portfolio.

Et je souhaite favoriser la croissance "organique" de Nurun en faisant la promotion de nos divers services moins connus. Les gens pensent souvent à nous pour des réalisations Web, mais oublient que nous pouvons aussi concevoir la stratégie pour un annonceur.

Pourquoi Quebecor a-t-elle choisi de privatiser Nurun en achetant les parts qui ne lui appartenaient pas?
Je n'étais pas là au moment où ces décisions ont été prises, mais c'est l'une des raisons m'ayant convaincu d'accepter le poste. L'ancienne structure où Quebecor détenait un peu plus de la moitié des actions ne nous donnait pas une liberté d'action suffisante, tout en ne générant pas assez de capital pour s'avérer intéressante. Être une société à capital fermé nous procurera plus de stabilité pour financer notre croissance. D'ici cinq ans, nous visons à faire partie du top 10 de notre marché.

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