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Je n'ai besoin de personne en Harley Davidson!

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Pétrole, chômage, crises planétaires, les problèmes mondiaux deviennent des arguments de vente, encore faut il savoir les mettre en scène!

La situation financière plombe le moral des motards américains... La morosité guette...
Heureusement Harley Davidson est là pour remettre le consommateur américain sur pied!  La dernière campagne lancée par le constructeur américain est axée à demi mot sur la crise économique mondiale. Le verbe est simple et efficace: «Screw it; Let's ride. », ce qui veut dire en langage froggy's mais élégant: «Laisse tomber; vas y, roule»... Le message est clair, faire fi des problèmes en tout genre et continuer à avancer. L'idée mise en avant par l'agence Carmichael Lynch, Minneapolis interprète les propos et le style de vie des utilisateurs de la bécane. Une vaste enquête a été menée dans les différents lieux de rassemblement aux USA à la gloire de la moto la plus célèbre du monde. Une étude sur le terrain bien plus intéressante qu'une réunion de consommateurs dans une salle aseptisée avec des Pepitos... L'idée majeure ressortie tient en une phrase: les problèmes économiques et sociaux ne font pas peur. Pour synthétiser, j'ai une Harley, l'esprit d'Easy Rider est en moi, le reste n'est pas bien grave... Cliché, cliché, quand tu nous tiens...
La campagne baptisée «Fear sucks» («la peur, c'est nul!») est présente en print et sur Internet avec un site façon réseau social où il est possible de suivre des bikers voyageant aux Etats-Unis. Plus de 3200 membres partagent leur expérience, et un système de localisation permet d'en situer certains d'entre eux sur le territoire américain. Des bandanas aux couleurs de la nation doublés du slogan de la campagne ont également été distribués.
Une nouvelle forme de communication serait elle en train de voir le jour? Choisir comme argument de vente, la morosité des marchés mondiaux pour consommer est une stratégie audacieuse et qui pourrait s'avérer payante pour la marque. Harley-Davidson est actuellement en plein élan communicatif, la marque a lancé une campagne Internet en Europe avec un site encore une fois communautaire. Une stratégie européenne à l'opposé de la version américaine puisque la marque chromée joue la carte fleur bleue. Une campagne qui risque d'irriter moins de monde que sa grande soeur américaine.  Peu avant la sortie de «Fear sucks», Harley venait d'achever un plan social composé de 730 licenciements économiques! Le fait de mettre en avant une certaine forme de dédain envers les problèmes sociaux peut choquer une frange de consommateurs. Harley peut en tout cas revendiquer un nouveau courant de pensée: le Capitalo - Liberalo - Rebelle. La marque assume son positionnement et réinvente le mot rebelle...

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