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Presse féminine, la puissance frivole

Frivoles, les magazines féminins? Certes, mais tout comme la haute couture ou la gastronomie française, ils exercent un pouvoir d'influence trop souvent négligé.

A partir d'une étude historique, sociologique et économique de cette famille de presse, Vincent Soulier démontre que ce rôle a été et est bien plus important qu'on ne le croit souvent.
Ce maître de conférences associé au CELSA et chargé d'enseignement à Sciences Po,  qui dirige aujourd'hui Personnalité, société de communication des dirigeants, retrace l'histoire de la presse féminine depuis la seconde moitié du XXe siècle. Il revient sur ses événements clés: les combats pour la légalisation de l'avortement et de la pilule contraceptive, lutte contre les violences familiales ou le harcèlement sexuel... Au fil de cette enquête sont abordés des sujets graves (comment la presse féminine parle-t-elle de la prostitution, de la pédophilie, de la pornographie?) ou légers (les nouvelles façons de rencontrer l'âme soeur, l'explosion des ventes des sex toys, l'érotisme lié aux textos...).
Derrière l'apparente futilité, se révèle une force liée à une certaine liberté de ton, comme au phénomène de l'internationalisation: «Les femmes, qui sont aussi les premières consommatrices de médias, ne se contentent plus de suivre la mode, les innovations qu'elles impulsent entraînent avec elles l'ensemble de la société», conclut cet ex-directeur du marketing du groupe Marie-Claire.

 

Editions l'Archipel, 2008

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