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"Les foules sont plus intelligentes que vous ne le croyez"

Un groupe de personnes obtiendra-t-il vraiment un résultat plus exact que le meilleur des experts dans ce groupe?
Existe-t-il des moyens précis pour exploiter le mieux possible les connaissances d'un groupe?
D'où vient la perception, assez répandue, que les réunions constituent une source de perte de temps et même de décisions stupides?
Internet favorise-t-il l'émergence de cette notion de "sagesse collective"?

James Surowiecki, chroniqueur économique au New Yorker et auteur, a expliqué, lors de son récent passage à Montréal, comment les entreprises peuvent bénéficier des principes mis de l'avant dans son best-seller The Wisdom of Crowds.

Lors de la conférence qu'il a donnée avant-hier à la Journée Infopresse 360, James Surowiecki s'est attaqué à la notion qui veut qu'une foule soit, collectivement, plus stupide que les gens qui la composent. "Au contraire, souligne-t-il. Il y a énormément de sagesse à tirer d'un groupe, même dans un contexte qui peut, au départ, apparaître très chaotique."

Pour illustrer son propos, il emploie divers exemples d'entreprises, qui comprennent les marchés boursiers, des outils mis au point par les gros studios de Hollywood ainsi que des entreprises comme Eli Lilly, HP et, bien sûr, Google.

Il aborde aussi des exemples où des perceptions de groupes peuvent engendrer des aberrations, comme les "bulles" boursières ou spéculatives. "Il y a trois principes de base à respecter, dit-il. Il faut des outils pour rassembler les jugements et les opinions. Il faut une diversité sur le plan des profils, des expériences et même des niveaux d'intelligence. Et il faut permettre aux gens de s'exprimer de façon indépendante, sans s'influencer les uns et les autres."

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