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Ilots de chaleur: les parcs industriels pointés du doigt

Montréal doit revoir ses pratiques en matière d'aménagement du territoire, estiment les Conseils régionaux de l'environnement de Montréal et de Laval. Les deux organismes réagissent à une étude réalisée conjointement par des chercheurs de l'UQAM et de l'Université de Montréal, rendue publique lors d'un colloque tenu cette semaine sur le verdissement de Montréal.

L'étude conclut notamment qu'entre 1998 et 2005, la superficie boisée de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a diminué de 18% (équivalent à 310 hectares), tandis que le nombre d'îlots de chaleur a, lui, augmenté.

"Il est primordial de revoir nos pratiques en matière de modèle d'aménagement du territoire pour maintenir le couvert végétal et la diversité biologique", dit Guy Garand, directeur général du Conseil régional de l'environnement de Laval, qui souligne que les boisés continuent de diminuer "à un rythme qui se situe environ à 7 km2/an" et que "le couvert végétal de la région métropolitaine pourrait disparaître d'ici 2029."

Les parcs industriels et les centres commerciaux sont pointés du doigt : ils sont devenus les principales sources des îlots de chaleur, affichant des températures estivales de 5 à 10 degrés plus élevées que l'environnement immédiat. À Montréal, le parc industriel de Saint-Laurent, le parc industriel Anjou, le Plateau Mont-Royal et les grands centres commerciaux sont particulièrement visés.

Les deux organismes demandent ainsi au gouvernement du Québec, à la CMM et aux villes qui la composent de mettre en place de nouvelles mesures de protection des milieux naturels (bois, forêts, milieux humides, îles et plaines inondables) et des projets de verdissement.

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