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Des fausses pubs plus vraies que les vraies!

Feinter pour mieux toucher, tel est le leitmotiv d'Open Book, une librairie canadienne en ligne pour promouvoir les auteurs locaux.

Dur, dur de vendre des livres de nos jours. Et à qui la faute? Peut-être à une société axée de plus en plus sur le multimédia et le divertissement, ne laissant plus de place et de temps à la lecture! Une hypothèse parmi tant d'autres poussant les éditeurs et les distributeurs à de nouvelles stratégies pour faire revenir le lecteur perdu, dans le giron de la littérature.
Alors comment faire? Pourquoi ne pas tenter de piéger les consommateurs? Une méthode adoptée par Open Book Toronto au travers d'une campagne masquée dans la capitale de l'Ontario. Cette opération de guérilla marketing visait à informer la population du potentiel des auteurs locaux pendant le mois d'octobre, traditionnellement propice à la sortie d'ouvrages.
De fausses affiches publicitaires ont ainsi été placardées dans différents endroits (des palissades, des abribus ou dans le métro). Et certaines s'inspiraient d'un style faisant penser aux fameux panneaux publicitaire de la grande époque du minitel rose...Pour attirer l'oeil, l'agence Taxi Toronto n'a pas hésité à créer des fausses pubs racoleuses censées attirer la curiosité des passants. De l'annonce téléphonique d'Escort girl expérimentée à l'étudiante innocente et peu farouche en passant par la «kinky cougar» (fille aux moeurs débridées, mais si vous trouvez une meilleure définition, éclairez nous...), il y en avait pour tous les plaisirs secrets.
Sur chaque affiche un autocollant blanc avait été apposé, avec un message un brin moralisateur accompagné de l'adresse web d'Open Book demandant si ce type de lecture était le seul qu'ils consommaient. Des «stickers» collés dans des lieux publics délivraient un message tout aussi explicite: est-ce le seul type de poésie que vous lisez?.
En parallèle, des adresses Internet menant à des faux sites ont également été créées (Mooreheadcollege.ca) avec en premier plan et sur fond blanc, le même message que sur les affiches urbaines. Cette campagne lumineuse aura coûté 50000 $ et touché 8 millions de personnes. Selon Taxi, les «hoax» des faux sites Internet auraient attiré plus d'internautes que Google. Efficace comme méthode non?

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